15 heures de calvaire pour 355 passagers d’Air Caraïbes

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Les 355 passagers d’un vol Air Caraïbes ont été déroutés aux Açores où ils ont dû patienter plus de 15 heures.

La nuit improvisée aux Açores n’a pas été de tout repos pour les 355 passagers. Ils ont dormi à même le sol avec leurs valises et sans rien pour se couvrir. Certains avaient des bébés et ont dû se débrouiller. Un calvaire interminable qui a duré plus de 15 heures.  Ils ont partagé leur malheur via les réseaux sociaux.

Le vol a débuté mardi soir de Guyane, l’avion a fait une escale en Martinique, avant de continuer en direction de Paris. Dans la nuit, le commandant de bord a dû se dérouter pour évacuer une personne malade. Au lieu de repartir une fois l’évacuation effectuée, les passagers ont dû quitter l’appareil, sans explication supplémentaires. Après de nombreuses heures d’attentes les passagers ont été amenés dans un hôtel pour diner.

Déçus de ne pas dormir à l’hôtel, ils ont dû se contenter d’un hangar d’une base militaire américaine situé sur l’aérogare. Ce n’est que par la suite que le commandant de bord a expliqué cette longue attente. L’équipage devait se reposer pour que le vol puisse reprendre sans problème. Ce jeudi matin, les 355 passagers ont pu à nouveau embarquer pour Paris.

La compagnie aérienne, Air Caraïbes, explique qu’il s’agit d’une situation exceptionnelle. La sécurité des passagers est une priorité. La direction rappelle avoir respecté la législation européenne, car l’équipage était arrivé en « butée horaire », il avait donc l’obligation d’attendre 15 heures pour reprendre le vol.

A.G

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1 commentaires :

  1. marc

    J’étais présent sur ce vol et nous n’avons pas passé la nuit entière dans un hangar couché à même le sol. Le commandant de bord nous a donné toutes les informations en sa possession avant de quitter l’avion puis à l’aéroport afin de nous donner le plan de prise en charge. Il nous a été expliqué dès le départ que deux contraintes s’imposaient à nous l’une liée à la butée horaire de l’équipage et l’autre liée à l’us army. En effet ayant attéri sur une base militaire américaine ses derniers dans un premier temps nous avaient octroyé 1h pour faire le plein et reparti au risque de voir l’avion consigné au sol pour 24h…cette seconde charge n’ayant pas été mise en oeuvre.

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