Alfred Marie-Jeanne demande une concertation pour l’avenir de l’UAG

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Alfred Marie-Jeanne

Le député Alfred Marie-Jeanne s’est exprimé ouvertement ce jeudi concernant le démantèlement de l’UAG lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale le 06 novembre. Suite à la décision du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, d’accorder son autonomie au pôle Guyane, il en appelle à l’instar de Serge Letchimy, à la concertation de tous les protagonistes concernés (communautés des trois pôles, responsables de l’université, présidents des collectivités et les parlementaires), pour décider ensemble et de façon démocratique de l’avenir de l’Université Antilles Guyane.

Ma question s’adresse à Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. J’y associe les députés Bruno Nestor Azerot et Jean-Philippe Nilor.

La baisse des universités françaises dans les classements internationaux a conduit au vote de la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche, qui porte votre nom, madame la ministre. Pour retrouver son rang, la France vise, à travers cette loi, à créer des ensembles universitaires plus attractifs en termes de capacités et de qualité. Quoi de plus juste et de plus naturel ?
Ce qui étonne et désole, c’est que, dans le même temps, vous participez au démantèlement en pièces détachées de l’université Antilles-Guyane, sans consulter toutes les parties prenantes fondatrices. C’est un parti pris antidémocratique !
Je rappelle que j’ai plaidé en vain, dans le passé, pour une autonomie renforcée des trois pôles de cette université et le maintien des liens qui les unissent et ce, dans le respect et l’équité. J’ai plaidé en vain pour une présidence tournante. Je plaiderai toujours en ce sens, quel que soit le statut politique, présent et à venir, des territoires concernés. À cet égard, l’université des West Indies, étalée sur trois pôles principaux – Barbades, Jamaïque et Trinidad – constitue un modèle.

Madame la ministre, prenez l’initiative de réunir les communautés des trois pôles, les responsables de l’université, les présidents des collectivités et les parlementaires des territoires concernés pour préserver ce legs commun, qui représente, comme vous le dites, une formidable opportunité de développement dans nos zones géographiques.

Geneviève Fioraso, absente de l’assemblée ce jour, c’est Victorien Lurel, ministre des outre-mer qui s’est exprimé en son nom; réfutant catégoriquement la dimension de démantèlement et antidémocratique de la décision d’urgence prise par le gouvernement, précisant que les pôles de Martinique et de Guadeloupe ne saurait pas nécessairement subir le même sort. Il précisait par ailleurs que « la ministre Geneviève Fioraso a exprimé le souhait de recevoir tous les élus, tous les parlementaires, préalablement à la prise de décision. Aucune décision, j’y insiste, ne sera prise sans l’accord préalable des élus, des collectivités territoriales et de la communauté académique : rien de plus démocratique ! ».

Photo: Google image