Après 9 mois d’absence, Fidel Castro 90 ans, visite une école à la Havane

Vues : 95

Après le passage éclair du Président américain Barack Obama à la Havane (Cuba), il y a trois semaines, le leader de la révolution cubaine Fidel Castro est lui aussi de sortie dans la capitale cubaine.

Jeudi soir, l’ancien dirigeant cubain s’est rendu dans une école à la Havana, une visite retransmise à la télévision cubaine. A huit jours du Congrès du parti Communiste, Fidel Castro a profité de cette rencontre avec des élèves pour remercier le travail de la « camarade Vilma » qui a beaucoup contribué à développer l’enseignement à Cuba.
Vilma Espin Guillois est le nom de cette école de la Havane, c’est celui de la révolutionnaire et femme politique, décédée en 2007, et épouse de Raul Castro. L’opportunité pour Fidel Castro, qui se fait discret depuis 9 mois, de se réjouir d’un système social cubain de qualité dans le domaine de la santé et de l’éducation.

En dépit des difficultés du Pays et de l’image archaïque persistante, qui promeut la plus grande île des Antilles, la question de l’éducation à Cuba est très importante pour le Gouvernement. Selon Salim Namrani, professeur et maître de conférence réunionnais, Cuba est « La nation au monde qui alloue la part la plus élevée à l’éducation, avec 13% du budget national ». De la maternelle à l’Université, la scolarité des jeunes est gratuite, avec la méthode « Yo si puedo ! », le système intègre l’alphabétisation massive de tous les adultes à Cuba. La Banque Mondiale (USA), dans un rapport rendu public en 2014 sur l’état des lieux de l’éducation en Amérique latine et dans la Caraïbe, a souligné la qualité et l’excellence du système éducatif cubain.

Avant cette brève apparition d’hier, Fidel Castro a évoqué dans une longue lettre critique, le rapprochement entre son Pays et les États-Unis à l’initiative de Barack Obama. Le père de la révolution cubaine, âgé aujourd’hui de 90 ans, est revenu dans sa missive sur la visite historique du Président américain. Après avoir salué le peuple cubain à sa descente d’avion le 24 mars dernier, le Représentant de la Maison Blanche appelait les élus cubains « à enterrer les vestiges de la guerre froide ». La réponse cinglante du leader de la révolution de 1959 à Cuba, ancien Chef d’État , ne s’est pas fait attendre « Nous n’avons pas besoin que l’Empire nous fasse de cadeau de quoi que ce soit ».

Dorothée Audibert-Champenois

Photo : Capture écran LCI