Attaque d’une bijouterie à Marigot : 2 individus remis à la justice française

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Deux ressortissants de Sint-Maarten, âgés d’une trentaine d’année, connus de la justice néerlandaise pour des vols aggravés, ont été remis à la justice française le 15 mars 2018 par les autorités de Sint-Maarten dans le cadre d’une demande d’extradition basée sur un mandat d’arrêt international du juge d’instruction de Basse-Terre, dans le cadre de l’information ouverte en juin dernier suite à l’attaque de la bijouterie rue général de Gaulle à Marigot.

Souvenez-vous, le 28 juin 2017 vers 13h30, en plein centre ville de Marigot, 6 malfaiteurs attaquaient la bijouterie « Jewel by love » en exhibant une arme de poing, forçant la porte avec un bélier métallique et brisant avec des masses de chantier les présentoirs. Ils réussiront à dérober pour environ 1,7 millions d’euros de montres de luxe avant de prendre rapidement la fuite vers Bellevue sur 3 scooters puissants, démunis de plaque d’immatriculation, abandonnant sur place une voiture volée faussement immatriculée et leur matériel.

Grâce à la coopération policière avec Sint-Maarten et au travail d’enquête minutieux de la section de recherche de la gendarmerie à Saint-Martin, 3 personnes suspectées d’avoir participé à ces faits étaient rapidement identifiées sur Sint-Maarten. Elles ont fait l’objet d’une demande d’arrestation provisoire puis d’une demande d’extradition pour être entendues par le juge d’instruction. Il s’agit de la première remise dans cette enquête qui se poursuit.

Présentés ce 15 mars 2018 devant le magistrat instruction de Basse-Terre, ils ont été mis en examen du chef de vol aggravé par trois circonstances (réunion, dégradation et en masquant leur visage), usurpation de plaque d’immatriculation, recel de vol et détention d’arme de catégorie B, et placés en détention provisoire à Basse-Terre.

Le parquet de Saint-Martin a salué la très bonne coopération policière et judiciaire entre les deux parties de l’île pour lutter contre la délinquance transfrontalière. Difficile pour les malfaiteurs de croire à l’impunité une fois la frontière passée …

Sources : Gendarmerie de Saint-Martin