Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg agressés par des jeunes se réclamant du FN

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La journaliste Audrey Pulvar aux côtés de son compagnon Arnaud Montebourg (PS),  le 9 octobre 2011 à Paris, au moment de son discours le soir du premier tour de la primaire socialiste.

Ce mardi 28 février 2012, selon  Audrey Pulvar, elle et son compagnon, le député PS Arnaud Montebourg, ont été bousculés, agressés et insultés par une bande de jeunes se réclamant du Front National, scandant « la France aux Français » et autres « Le Pen président ».

C’est sur son compte twitter que la journaliste a relaté les faits ce soir. Elle précise avoir été prise à partie par une quinzaine d’individus, alors qu’elle se trouvait dans une rue du 16e arrondissement de Paris, avec son compagnon.

«Parmi les chants scandés sur notre passage : «Jean-Marie nous a donné la permission de minuit pour chasser les youpins de Paris », ou encore « juden, juden, juden! ». Nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos avant intervention de quelqu’un du personnel à moins que ce ne soit le chef de la meute ? Mme Le Pen cautionnez-vous ?», a demandé la journaliste.

« Nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos », assure-t-elle avant de préciser que l’âge de ses agresseurs, en moyenne, était de « 23 ans ».

Au final, le couple a réussi à s’éloigner; ils ne sont pas blessés mais la journaliste a continué à répondre aux questions d’utilisateurs de twitter inquiets.

Des réaction sur twitter : Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale a aussitôt réagi, en tweetant : «Ca prouve qu’il faut combattre sans relâche le FN qui tente d’avancer masqué, ce soir il montre son vrai visage». «Le vrai visage hideux de l’extrême droite», a renchéri le numéro deux du PS Harlem Désir, ancien président de SOS Racisme. François Hollande a exprimé sa «solidarité» avec le couple: «C’est inadmissible d’attaquer quelqu’un pour ses idées avec des propos racistes et antisémites».

Interrogée ce mercredi matin sur Europe 1 sur l’agression, Marine Le Pen l’a «condamnée». Mais elle a aussi dénoncé «les accusations très graves de Madame Pulvar»: «S’il suffit d’aller agresser quelqu’un en criant ‘Le Pen président’ pour que je sois responsable, l’État de droit a reculé en France».

Selon Louis Alliot, numéro 2 du FN et compagnon de Marine Le Pen, c’est « une provocation de plus, par des agents rémunérés, pour nuire une nouvelle fois à la campagne de Marine Le Pen ».

Coïncidences ou représailles : sur le plateau d' »On est pas couché »  du samedi 18 février l’interview de Pulvar qualifiée par certains médias « d’une agressivité affligeante »  ou « d’agression sectaire » à l’égard de Marine Le Pen n’était pas passée inaperçue. Son intervention face à la candidate du FN, invitée politique de l’émission, avait été lourdement critiquée sur le net par les téléspectateurs.

Quoi qu’il en soit, Audrey Pulvar, a déclaré avoir porté plainte et être sortie du commissariat vers 1h00 du matin. Dé-diaboliser le FN, disiez-vous, la partie n’est pas gagnée !

Crédit photo : Dupuy Florent / SIPA