Banm’Bokit : Les martiniquais adorent les « Bokit Party » de Mathieu Sylvestre

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Paris, 80 rue Vitruve dans le vingtième arrondissement.

Dimanche 19 mars 2017. Il est douze heures et la promotion « Bokit Party » commence à l’Auberge d’Artagnan, elle se terminera dans la soirée, à minuit. Plus que les guadeloupéens, guyanais, haïtiens, ce sont les martiniquais qui sont majoritaires ce dimanche à la « Bokit Party’ de Mathieu Sylvestre, jeune entrepreneur de Guadeloupe.

« Tous, de 1 à 77 ans sont conviés à la Bokit Party » nous annonce le maître des lieux, le responsable-traiteur Mathieu. Une rencontre dominicale qui réunit généralement toute la communauté antillaise de Paris et aussi les métropolitains.

Auberge d’Artagnan, 12 heures. C’est la grand messe des guadeloupéens et des martiniquais. Tous les troisièmes dimanche du mois, Mathieu Sylvestre propose la dégustation du Bokit. L’occasion de se faufiler en cuisine pour connaître la recette et les secrets du fameux Bokit du grand cuisinier guadeloupéen.

Mais ce dernier jour de la semaine, ce sont les amis, la famille, les jeunes et les habitués qui se retrouvent sur les deux niveaux de l’Auberge que dirige Adama Diakité (Directeur Head Manager).

Le Bokit ! Cette « exclusivité guadeloupéenne est une pâte à pain maison qu’on fait frire. Ensuite elle est garnie de mets traditionnels de la Guadeloupe, morue, jambon ou poulet » Mathieu met également la main à la pâte et nous montre une préparation expresse mais soignée de son Bokit poulet.

Conscient qu’il est loin de sa zone de confort, le cuisinier Mathieu innove. Depuis quelques temps il a mis au point une nouvelle recette qu’il expérimente dans l’hexagone.

Cette pâte verte (ci-dessus) c’est la nouveauté, préparée à partir d’épinards dans laquelle, il rajoute des produits de métropole, comme le saumon fumé ou des gambas.

Le Green Bokit est né et fait le délice des palais.

Pou attirer plus de monde et faire sa « petite contribution sociale » , le jeune entrepreneur de « Banm’ Bokit » a pensé une promotion qui offre entre 12h et 14h, « Un Bokit acheté = un Bokit offert ». Il en est fier « Je le fais pour les petits moyens » insiste le guadeloupéen. Et voilà le Bokit saumon fumé qu’il vient de préparer, « Une assiette d’accras ! » à emporter, cette fois.

Impossible de rater les promotions et l’Auberge le dimanche est forcément remplie. La nouvelle est virale sur les réseaux sociaux et ils arrivent en bandent ou en petits groupes de la région parisienne, du Kremlin Bicêtre à Sarcelles

« La majorité (de la clientèle) qui vient consommer ce sont des gens de la communauté, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Haïti, la diaspora ». Il y a de plus en plus des personnes de la métropole qui vient manger les Bokits » nous précise Mathieu.

Mains gantées et tablier, l’équipe en cuisine s’affaire et la file commence à s’épaissir.

L’artiste martiniquais Kalash met l’ambiance au sous-sol.


On se rapproche d’une famille originaire de Martinique. Marie-Line, Sylvestre, Raphaël, Régine et Benoit ont découvert le Bokit. Ils ne s’en lassent plus.

De Sainte-Marie en Martinique, le groupe de jeune finit de manger leurs sandwiches.

Kimberley, Kathleen, Cyril, Christophe ou Rayann, ils sont majoritairement de la Martinique.

Les « Bokits Party » ont été lancés en 2014, l’événement itinérant a connu plusieurs lieux dans Paris.

En raison de son succès, » il fallait un espace plus grand car l’événement prenait de l’ampleur ». C’est cette auberge qui finalement accueille le concept du « Banm’ Bokit » du dimanche (Rez-de-chaussée et sous-sol).

Le goût plaît à ce couple mixte (ci-dessous). Noémie, elle est des Abymes et Filippo est Italien.

Maguy du Saint-Esprit et Farida des Comores, deux copines et habituées s’installent, elles ramènent leur plateau de Bokits garni d’accras.

Adeline, du Diamant (Martinique) suit la file au « Banm’ Bokit » grâce au Bouche à oreilles. Ravie ! la jeune femme nous le dit.

D’abord en association avant d’être en entreprise-traiteur, Mathieu a joué de prudence avant de se lancer le défi de vendre ses Bokits. Ce cuisinier de profession vit à Paris depuis six ans.

Après ses diplômes au Lycée des métiers hôtellerie de Saint-Félix en Guadeloupe, Mathieu Sylvestre a fréquenté les plus grands chefs étoilés de Paris. Sur les conseils de ces maîtres le jeune antillais a créé le service traiteur événementiel de Bokit. depuis deux ans, la touche finale du Bokit, c’est le dessert authentique qui vient lui aussi des traditions culinaires des Antilles.

Mathieu et son partenaire de cuisine offre la glace au coco faite maison.

Tout au fond de la salle de restauration, on s’approche de Mario Parnasse dit Rio Coco. Le sorbet traditionnel c’est chez lui que se termine toute commande complète.

Originaire de Pointe-à-Pitre, l’habitant de Sarcelles (région parisienne) a bricolé sa sorbetière et peut désormais offrir de nouveaux parfums. De la goyave, fruit de la passion au vrai et authentique sorbet de coco.

Cette belle organisation est une des attractions au Cabaret Sauvage, où le service traiteur de Matthieu Sylvestre fait recette avec ses bokits et ses accras « made gwada » que les spectateurs adorent. Le Cabaret sauvage est une des plus grandes salles de spectacles et de concerts, situé dans le Parc de la Villette à Paris.

La prochaine « Bokit Party », c’est dimanche 2 Avril à l’Auberge d’Artagnan, 80 rue Vitruve 75020 Paris de midi à minuit.

Ecoutez Mathieu Sylvestre au micro de Dorothée Audibert-Champenois, il explique l’expression « Banm’ Bokit »  (un clin d’oeil à la jeunesse guadeloupéenne !) :

Découvrez la recette du Bokit guadeloupéen de Mathieu Sylvestre et de son équipe Banm’Bokit :

A venir sur People Bokay : BOKIT party (Guadeloupe and Martinique) Coming to People Bokay : BOKIT party – AMBIANCE 😉 Atmosphere 😉

Publié par C'news Actus Dothy sur dimanche 19 mars 2017

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/C’news Actus Dothy
Photos C’news Actus Dothy


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