Bien vu Hollande : « la notion de race n’aurait aucun sens »

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François Hollande en Martinique en Janvier 2012

Ce samedi 09 mars, François Hollande a indiqué en meeting à Paris, dédié à l’Outre-mer, qu’il s’engage à supprimer le mot race de la constitution française.

« Il n’y a pas de place dans la République pour la race. Et c’est pourquoi je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution » où il figure dans son article premier, a déclaré François Hollande.

Existe-t-il véritablement différentes races humaines ? Élément de réponse avec cette analyse.

Des classifications anciennes ont tenté d’établir une séparation entre races humaines. La notion de race n’a aucun fondement biologique. Pour la science, aujourd’hui, la notion de race n’a aucun sens.

Le racisme se développe le plus souvent sous le couvert du bon sens populaire. Jusqu’à une date récente la plupart des ouvrages nous apprenaient qu’il existait sur terre trois grandes races, la blanche, la noire, la jaune, auxquelles certains ajoutaient la rouge à cause des Indiens d’Amérique.

D’ailleurs quoi de plus visible et incontestable que la couleur de la peau ?

De sorte que celui qui affirme que les races n’existent pas passe pour celui qui nie l’évidence.

Et pourtant la science a renoncé depuis une cinquantaine d’années à une notion aussi vague qu’inutile, celle des races humaines.

La science moderne ne connaît que des « populations, c’est-à-dire des unités de reproduction composées de l’ensemble des individus interféconds, qui ont plus de chances de se croiser entre eux que de se croiser avec d’autres ». (Jacques Ruffié)

On peut dire aujourd’hui que pour la quasi-totalité des généticiens la notion de race humaine n’a aucun sens (à l’inverse de ce qui se passe pour les animaux).

On s’appuie fréquemment sur la couleur de la peau pour définir les races blanche, noire ou jaune. Mais si l’on considère d’autres séquences génétiques que celles qui définissent la couleur de la peau, on aboutit à des groupes humains qui sont parfaitement différents.

Par exemple on sait aujourd’hui que c’est un gène qui est responsable de certains comportements humains après la consommation d’alcool. Ce gène est souvent absent chez les Asiatiques, mais il fonctionne de la même façon chez les Blancs et chez les Noirs.

Donc, génétiquement parlant, quand il s’agit de consommer de l’alcool, Blancs et Noirs appartiennent à la même race.

Quant à la supériorité des Noirs en matière de course à pied, il faudrait prouver qu’il existe des gènes liés au fait de courir vite, et qu’il existe un lien entre les performances d’un individu et l’examen de ses gènes.

La science montre d’ailleurs clairement qu’il est impossible de prédire le comportement d’un individu à partir de ses gènes.

Concernant le caractère génétique de l’intelligence, les recherches en matière de biologie moléculaire n’ont jamais rien démontré. Remarquons au passage que trois mille ans avant Jésus Christ, alors que l’Europe occidentale en était à l’âge de pierre, Égypte et Mésopotamie connaissaient une civilisation particulièrement brillante.

Ceci pourrait amener ceux qui croient au caractère génétique de l’intelligence à se poser bien des questions sur leur patrimoine héréditaire.

Et c’est pourtant cette prétendue hérédité des caractères mentaux, totalement abandonnée par la science, qui reste l’assise principale des croyances racistes.

Finalement l’idée de race n’a d’intérêt que pour ceux qui entendent en tirer une politique discriminatoire. Ils peuvent ainsi soit inventer une prétendue race supérieure (à laquelle ils appartiennent évidemment), soit la prémunir contre les dangers que lui feraient courir de prétendues races inférieures.