Cannes-Festival Panafricain : « Le Gang des Antillais » meilleur film de Fiction

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La 14ème édition du Festival International du Film Panafricain qui s’est tenue du 5 au 9 avril, a récompensé de nombreuses productions anglaises et francophones.

Présidé par le cinéate ivoirien, Sidiki Bakaba, le Jury du Festival Panaricain à Cannes était composé d’Henri Henriol (cinéaste martiniquais), Maik Darah (France), Stana Roumillac (comédienne Guyane), Mari-Noël Niba (cinéaste camerounaise) et Hurel Regis Beninga (Centrafrique).

Les réalisateurs africains, américains et caribéens on montré toute leur créativité dans des formats de fictions différents les uns des autres. Et le Jury a décerné dimanche, les Dikalos Awards dans la catégorie de films de longs métrages, de courts métrages et de documentaires.

Innovation cette année. Des attestations de participation ont été remises à certains auteurs scénaristes, producteurs ou réalisateurs en lien avec l’esprit panafricain.

Le Coup de cœur du Jury s’est penché vers une réalisation autrichienne « Les Orphelins du midi ». La mention spéciale du Jury a fait le bonheur de « Potion Blanche, White Potion » de Oguzhan Cireli et Arsnad Saïd Mswaki.

Une mention spéciale Film d’animation a récompensé un jeune réalisateur de la Martinique.

Et, pour la première fois, le Festival Panafricain a attribué un Prix Nord-Sud Développement. Il s’agissait pour les organisateurs du Festival cannois de mettre en lumière une œuvre cinématographique originale.

Des Dikalos Awards des meilleures interprétations ont été remis : Le Meilleur Acteur est l’acteur d’origine haÏtienne Jimmy Jean-Louis qui joue le rôle de « Max » dans le film « Tout sauf un homme » de Mnegesh Likke.

La meilleure actrice c’est Joséphine Kachiza dans le rôle de Damyna. Elle interprète ce personnage dans le film zambien « Damyna, the Musical » de Peter Langmeear.

Le grand gagnant de la soirée est le cinéaste guadeloupéen Jean-Claude Barny.

Avec « Le Gang des Antillais », le cinéaste remporte ex-æquo, la palme de la meilleure fiction pour cette édition du Festival International Panafricain. Absent à la cérémonie c’est la représentante du Crefom, Séverine Dany qui s’est chargée de récupérer le trophée de Jean-Claude Barny.

Le film, projeté au Théatre Alexandre III à Cannes Côte d’Azur, retrace le parcours et la révolte d’un groupe de travailleurs antillais dans les années 1970. Ecrit par le martiniquais Loïc Lery à la prison de Fleury Mérogis, le best-seller a été adapté et scénarisé par le réalisateur Jean-Claude Barny.

Le film « Call me Thief » de Daryore Joshua est le second film ex-æquo à recevoir le Prix du meilleur film au FIFP.

Le même soir, au Casino de Palm Beah, un autre guadeloupéen, Christian Lara a été félicité pour « Esclave et Courtisane », une attestation de participation au FIFP a été donné à Sidiki Bakaba. Le Président et fondateur Basile Nguangue Belle a tenu a remercier les productions sélectionnées du 5 au 9 avril su la Croisette.

Le film « Esclave et Courtisane » était en séance à l’Espace Miramar, vendredi 7 avril en présence de l’actrice Mi Kwan Lock et de Sidiki Bakaba.

Acteur principal dans le film de Christian Lara (à droite), film sorti en 2015, le comédien et cinéaste ivoirien était également durant cinq jours, le Président du Jury du Festival International du Film Panafricain de Cannes.

Reportage à Cannes Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy

Photos C’news Actus Dothy