Cannes : La fondatrice du Chelsea Film Festival joue dans « Goyave » le film du martiniquais Neneb

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Fidèle au Festival de Cannes depuis plus de cinq longues années, Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo, sera à la clôture du célèbre Festival de Cannes.

Avec 21 films en sélection officielle pour la Palme d’or, la jeune fondatrice du Festival de Chelsea à New York a eu l’occasion de grimper plusieurs fois les marches du Palais. Présente dès l’ouverture de l’événement, Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo a assisté à l’arrivée de nombreux réalisateurs sur la Croisette, venus pour présenter leur long métrage dans les salles réservées aux projections.

C’est donc une cinéaste avisée que nous avons pu interroger ce vendredi 18 mai, la veille de la cérémonie de clôture du Festival.

Mercredi, la montée des marches des seize co-auteures du livre « Noire, n’est pas mon Métier » a fait couler beaucoup d’encre quand les comédiennes noires ont dansé sur les marches du Palais. Car les 16 comédiennes, ne sont pas venues présenter un film mais pour  faire entendre un message, celui des minorités en France.

Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo soutient avec force cet énième combat pour que les personnes issus de la diversité soient acceptées au même titre que leur concitoyennes blanches :   « Je crois que cette démarche était très attendue. Il faut parfois taper du point sur la table pour se faire entendre et cette action était très forte. J’espère qu’elle sera reconduite l’année prochaine, qu’elle ne sera pas oubliée », a déclaré la fondatrice du
Chelsea Film Festival.

Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo est aussi comédienne. Elle est sensible à l’écriture et approuve le choix des femmes. Venir à Cannes, sans film,  pour présenter « Noire, n’est pas mon métier » était un challenge : « En effet, c’est encore plus fort comme message. L’industrie du cinéma Français est encore très fermée et stéréotypée, mais je suis optimiste, les temps changent ! Comme on dit en anglais : TIME’S UP! »

La jeune fondatrice du Chelsea Film Festival (CFF) veille que sa programmation à New York soit à l’image de la société dans laquelle, elle évolue. Mais refuse d’opposer les deux Festivals de Cinéma : «Les festivals sont généralement complémentaires, nous ne sommes pas dans un rapport d’opposition. L’objectif est de faire la promotion de la Culture internationale. » souligne Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo.

De culture antillaise, la métisse est en dehors de son île, une ambassadrice du patrimoine martiniquais. Il était naturel qu’elle collabore dans le nouveau film du martiniquais Neneb, « Goyave », produit par Christophe Agelan. Le court-métrage dont la sortie est prévue, courant  2018, est l’histoire d’un béké goyave, qui, dans le contexte de la grève générale de 2009,  cherche sa place dans la société martiniquaise.

Dans la forme, ce sera une première. Rares, sont les films musicaux qui racontent «une de nos histoires tout en valorisant la richesse de notre musique. » nous avoue l’actrice antillaise.

Un pari pour l’équipe de « Goyave » et l’actrice antillaise : « Nous relevons le défi d’évoquer dans ce court-métrage deux éléments de l’histoire de notre île (la Martinique), à savoir l’exception culturelle béké et la grève générale de 2009 ».

Ci-dessous Ingrid Jean-Baptiste dans « Goyave »  du réalisateur Neneb. 

Samedi 19 mai 2018, le Jury du Festival présidé par Cate Blanchett, a décerné au réalisateur Spike Lee, le Grand Prix.  Ce long métrage Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo l’a vue, elle a pressenti que le film gagnerait un Prix au Festival de Cannes : « Oui, j’ai vu Blackklansman, un chef d’oeuvre ! C’est du Tarantino en mieux, ce Spike Lee ! ». 

Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo est au Festival de Cannes (C'news Actus Dothy)

Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo a cré le Chelsea Festival à New York. La jeune martiniquaise est aussi actrice… A découvrir dans PBK (People Bo Kay) C'news Actus Dothy Ingrid Jean-Baptiste Ruotolo

Publiée par Antillesboxmail – Dothy sur vendredi 18 mai 2018

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy

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