Carnaval de Notting Hill :  Depuis 8 ans, le martiniquais Jean-Vincent Chardon, organise le grand Festival Batuke 

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« Avec le Festival Batuke, on réconcilie des gens qui ont été séparés, à cause de l’histoire douloureuse de l’esclavage ». 

C’est ainsi que Jean-Vincent Chardon et son épouse (au milieu ci-dessus), réunissent l’Afrique et les Antilles sur le même podium du Festival Batuke et au Carnaval de Notting Hill, du vendredi 25 au lundi 28 août. Nous rencontrons Jean-Vincent Chardon dont les parents sont originaires du Morne-Rouge, une commune du Nord de la Martinique.

« En 2010, quand nous avons lancé le Festival, plus de 50% des gens venaient de l’extérieur surtout de France, aujourd’hui, nous avons plus de 70% de gens qui viennent directement de Londres. Cela s’explique par le développement de la Kizomba qui s’est beaucoup développée dans le reste de l’Europe » et aussi des cours d’Afro-Beat, d’Iris Chardon qui se poursuivent toute l’année.

Au Festival Batuke (du vendredi 25 au dimanche 27 août), toutes les danses afros sont en fête, qu’ils s’agissent de danses de salon ou de danses solos.

Après le grand show du samedi soir, qui s’est tenu hier soir au Rich Mix aux environs de 21 heures, l’association Batuke intégrera le Carnaval de Notting Hill, le lundi 28 août (le jour du Bank Holiday), à la clôture du fastueux Carnaval londonien.

Au sein du Festival Batuke, les danses africaines de l’Angola et d’ailleurs côtoient celles traditionnelles des Antilles francophones ou anglophones. Cette année pour fêter l’événement des artistes comme le guadeloupéen Jean-Michel Rotin ou la guadeloupéenne Chantal Loïal étaient au programme de Batuke. Les organisateurs attendent plus de mille personnes durant les trois jours de fête organisés par Iris et son époux martiniquais.

Jean Vincent Chardon est un homme heureux. Avec sa femme Iris, ils ont créé le festival  Batuke de musique et de danses et ne désemplissent pas durant les trois jours de folie.

10 minutes de Liverpool Street Station.

C’est à 17 heures précises, ce vendredi 25 août que l’événement était lancé au complexe Rich Mix à Bethnal Green Road.

Au premier étage (First Floor) des créateurs exposent au Market Place.

Au rez de chaussée, des class rooms, des workshops, du kizomba, des cours de danses pour les kids (enfants), de l’afrofusion, du coupé décalé ou du Soukous font partis des activités du Festival Batuke à 10 minutes à pied de Liverpool Street Station.

21 heures, retour à l’Avenue Bishopsgate.

Au quatrième étage , le « Temps Fort » de Batuke réunit des habitués et de nouveaux spectateurs pour le Show du Festival.

A la tête de cette « entreprise » culturelle, Iris, la jeune femme originaire de la République d’Angola (Sud-Ouest de l’Afrique) est professeur de danses et directrice du Festival.

Avec son époux martiniquais, Jean-Vincent Chardon, nous les rencontrons à l’entrée du Rich Mix (Rich Mix Cultural Foundation), le lieu dédié cette année au Festival multiculturel.

Samedi 26 août 2017. Deuxième jour du Festival Batuke. Très tôt, Jean-Vincent Chardon installe un stand pour guider les prochains danseurs ou festivaliers.

Ils sont originaires de Guadeloupe ou d’Afrique comme Fanny avec Mathéo, qui viennent visiter la famille et projettent se rendre au différentes fêtes à Londres. La mère et son fils ont débarqué ce vendredi soir et se renseignent sur les prestations proposées par l’équipe du Batuke.

Et puis, il y a les habitués, ceux qui vivent en Angleterre et qui attendent impatiemment le mois d’août.

Au sein de Batuke des cours de danses sont dispensés toute l’année, du Kizomba, de la Semba, du Kuduro, de l’Afrobeats et du Zouk, c’est Iris qui en à la charge.

Cours de Danses, Shows, Worshops et Parties and shows, ils sont plus de mille à s’inscrire au Festival Batuke qui compte aujourd’hui un taux de participation record chaque année.

Samedi matin 26 août, il est 12 heures, nous retrouvons Jean-Vincent, entouré de précieux bénévoles, Jean-Vincent Chardon s’accorde un répit :

« Le Batuke Festival à pour objectif d’explorer entre autres et de mettre en avant les performeurs de Kizomba. Une danse selon Jean-Vincent qui accroche et qui attire le public. Il s’intéresse de plus en plus à cette danse afro-lusophone. Comme le Kizomba, la fameuse capoeira n’est pas (comme on le répète) une danse du brésil. L’histoire atteste que ce sont les esclaves qui dansaient ainsi (à cette époque) et ils étaient presque tous, originaires de l’Angola ».

Mais, insiste Jean-Vincent Chardon, « Batuke ne célèbre pas à une seule danse africaine mais la manifestation est une rencontre avec toutes les musiques, qu’elles soient lusophones » (Mozambique, Cap Vert, Afrique du Sud, Portugal) ou Afros.

En Afrique, rappelle Jean-Vincent Chardon, le Zouk est extrêmement populaire. L’occasion de l’explorer, non seulement lors des cours de danses mais au Carnaval de Notting Hill et au grand Festival Batuke.

Il ajoute comme pour rassurer : « Batuke n’est pas une représentation communautaire mais culturel »

A chaque nouvelle édition, un groupe des Antilles est au Festival d’Iris et de Jean-Vincent Chardon. Pour cette nouvelle édition c’est la compagnie Difé kako avec la guadeloupéenne Chantal Loïal qui s’est déplacée de Paris. L’objectif :   » Représenter la culture traditionnelle antillaise au Festival Batuke mais aussi à Notting Hill, dans le deuxième plus grand Carnaval du monde.

Conclusion de Jean-Vincent Chardon : « Cette année sera une grande victoire, nous aurons dans notre parade ce lundi 28 août 2017 (au Carnaval de Notting Hill) plus de 100 personnes dans notre groupe, qui défileront sous les couleurs de Batuke ».

Ci-dessous un cours de Kizomba à Rich Mix avec Iris la Directrice du Festival Batuke :

Le Festival Batuke dure quatre jours et commence deux jours plus tôt que le célèbre Carnaval de Notting Hill de Londres.

Reportage : Dorothée Audibert-Champenois/C’news Actus Dothy
Images C’news Actus Dothy


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