« Ceux qui découvrent les souffrances des travailleurs sociaux de la CTM »

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Par Francis Carole, Conseiller Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique :

« Parmi les revendications de syndicats de la CTM figurent les « conditions de travail » des personnels de l’action sociale de l’ex-Conseil Général.

Le constat de dégradation ne fait aucun doute.

Mais à qui veut-on faire croire que cette situation date de l’arrivée de la majorité actuelle à la tête de la nouvelle collectivité ?

Subséquemment, se posent d’autres interrogations : Qu’ont fait contre cette dégradation constante ceux qui, aujourd’hui, en justiciers indignés, semblent découvrir cette réalité et veulent en attribuer la responsabilité à notre équipe ?

Pourquoi certains responsables syndicaux -pas tous, heureusement- ont regardé, les bras croisés, se détériorer, jour après jour, les conditions de travail des travailleurs sociaux de l’ex-Conseil Général ?

Comment ont-ils permis que cette souffrance qu’ils dénoncent aujourd’hui s’installe partout, dans toutes nos antennes, du Nord au Sud de la Martinique ?
Pourquoi n’ont-ils pas utilisé les cinq longues dernières années qui viennent de s’écouler pour, pas à pas, effort après effort, mobilisation après mobilisation, permettre à ces personnels de travailler dans des conditions décentes ?

Pourquoi ne semblent-ils prendre conscience que maintenant des conditions insupportables dans lesquelles les usagers sont reçus dans plusieurs de nos locaux ?
Au nom de quelle rectitude intellectuelle et morale osent-ils nous reprocher de ne pas avoir fait en trois mois (3) ce qu’ils n’ont pas eu le courage d’aborder en CINQ ANS ?
Pourquoi et comment ce silence, cette inertie, cette complaisance, cette démission, cette complicité ?

Oui ! La situation des travailleurs sociaux de la CTM est -osons le mot- catastrophique. C’est la raison pour laquelle, dès notre entrée en fonction, nous avons commencé la visite de toutes nos antennes, d’abord dans le Nord, souvent oublié ( de Bellefontaine à Saint-Pierre et de Basse-Pointe au Robert). Nos avons rencontré le personnel du CADM, de Dillon, de Clairière. Nous avons aussi programmé des rencontres dans le Sud, dans les prochains jours, et dans le reste du pays.

Dans les secteurs comme Trinité, Dillon ou encore Marin, alertés par le personnel, nous avons immédiatement pris des initiatives ou accéléré des procédures pour que les travailleurs sociaux de la CTM puissent exercer leur métier dans un cadre optimal et offrir, par là même, le meilleur service possible aux usagers.
L’amélioration des conditions de travail des agents de la collectivité et de la qualité de l’accueil des usagers (les deux étant intimement liées) constituent des points essentiels de la politique de notre majorité.

Parallèlement, nous avons lancé les grands chantiers de la modernisation de l’action sociale de la CTM (schéma d’autonomie pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap) et bientôt le schéma de l’enfance, de la jeunesse et de la famille.
Nous respectons le fait syndical martiniquais. Nous respectons les syndicats et leurs représentants. Ainsi, nous ne nous permettrons jamais, comme nous l’avons entendu de la bouche d’un dirigeant syndical, de déclarer sur les ondes que les entretiens que nous avons eus avec nos partenaires « c’est du bla-bla-bla ». Quelle drôle de conception du « dialogue social » si souvent évoqué par le même interlocuteur ! Et quelle singulière arrogance !

Nous sommes ouverts à la négociation et à la recherche de solutions rationnelles, dans l’intérêt de tous. Mais il faut savoir raison garder. Seule la vérité permet de progresser. Et nous devons à la vérité de dire que si certains syndicalistes sont convaincus de faire leur travail -et personne ne saurait leur dénier ce droit- une vaste instrumentalisation politique est actuellement mise en œuvre par les revanchards du 13 décembre 2015 pour déstabiliser la CTM et tenter de discréditer ses responsables. La Martinique doit en être consciente.

Francis CAROLE
Mercredi 13 avril 2016″


1 commentaires :

  1. Lutin

    Je sais pas ….. Ces gens ont un travail payé régulièrement et pas trop mal dans un pays de chomage… J’ai un peu de mal a les imaginer en grande souffrance

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