CHU de Pointe-à-Pitre : » la théorie du complot persiste »

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Par Michel Girdary, acteur de la vie publique et politique en Guadeloupe, ancien directeur de banque, journaliste rédacteur, auteur, entrepreneur, homme de lettres.

« L’état du CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe était déjà déplorable, bien avant l’incendie qui l’a ravagé dans la nuit du mardi 28 Novembre 2017.

Dans ces conditions, l’incendie de cette fin novembre a rendu encore plus pénible, plus complexe, plus litigieux, plus délicat et dangereux le travail d’un personnel de santé dépité, opèrant dans les services d’un hôpital désormais en ruine, rappelant un pays en guerre.
Face à l’urgence, le gouvernement avait émis différents messages censés rassurer la population et un personnel de santé, très inquiets.

4 mois sont passés et la situation semble plus angoissante que jamais, 1/3 du personnel serait en congé maladie, plusieurs médecins auraient décidés de repartir en France hexagonale pour mettre à l’abri leurs familles et réintégrer des hôpitaux dignes de ce nom ou l’on sauve vraiment des vies.

Selon certaines estimations plus de 40 personnes seraient déjà mortes prématurément à cause de cette situation délétère.

Pour les Guadeloupéens qui accumulent déjà un nombre élevé de problématiques majeures, absence d’eau potable dans les robinets, empoisonnement gouvernemental au chlordécone, des victimes du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde, la théorie du complot et de l’extermination trouve un écho favorable dans l’opinion publique.

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Pour les Guadeloupéens qui n’ont pas le luxe de pouvoir partir, de bénéficier d’une prise en charge médicale conforme aux protocoles de santé, la survie semble être la seule option possible.

D’ici à un retour à la normale dans ce département ou les politiques publics sont en échec depuis plusieurs décennies, il est souhaitable d’avoir une bonne garantie obsèques. »