Conflit du Port de Fort-de-France : la médiation se poursuit

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Après deux semaines de conflit, la situation ne se débloque toujours pas sur le port de Fort-de-France. Un mouvement de grève qui se caractérisait jusqu’ici par un ralentissement volontaire du rythme de l’activité portuaire.

Vendredi, les dockers ont décidé d’arrêter de travailler. Les porte-conteneurs continuent à être déroutés vers les îles voisines. Conséquences pour la Martinique :  la raréfaction des produits de première nécessité (produits laitiers, couches etc…)

Une nouvelle réunion de conciliation entre manutentionnaires et dockers se déroule ce week-end à la région . Il s’agit lors de cette rencontre, qui a débuté ce samedi 19 février à 18 heures 30, de rechercher par le dialogue une issue équitable au conflit.

Après une suspension à 2 heures 30 du matin ce dimanche 20 février, les négociations reprennent cet après-midi à 15 heures au Conseil Régional.

Mise à jour du 21 février 2011 : Le président du conseil régional informe qu’après deux réunions de médiation tenues à la région les 19 et 20 février 2011, et malgré certaines avancées, des points  de désaccords subsistent. Serge Letchimy regrette cette absence d’accord dans un contexte de crise grave qui affecte la Martinique, et demande aux deux parties de reprendre les négociations sur la base des avancées de ces dernières réunions.

Désormais, les ouvriers dockers réclament une augmentation de 3% des salaires, le patronat propose 2,6%. Une différence infime, mais ce n’est pas l’unique point de blocage. Les dockers exige également le paiement de la journée de grève de vendredi dernier, quand ils ont volontairement cessé le travail après 14 journées de grève perlée. Trois navires avaient été déroutés vendredi. Les patrons sont fermes ! Ils ne paieront pas ce jour, en revanche les deux semaines de cadence au ralenti sanctionnées par le Tribunal de Grande Instance seront intégralement rémunérées.

Les manutentionnaires estiment qu’avec le détournement systématique des porte-conteneurs, les pertes s’élèvent aujourd’hui à 500 000 euros.

Crédit photo : marine-marchande.net