Conflit Sotravom : Communiqué de l’Intersyndicale

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Communiqué du de l’Intersyndicale CDMT-CGTM-CGTM-FSM-CSTM- SMBEF-UGTM-UNSA-USAM :

Concernant le conflit de la SOTRAVOM :

Deux travailleurs ont été licenciés pour fait de grève suite au non-paiement de leurs salaires. Pourtant la réglementation et une jurisprudence constante montrent clairement la nature illégale de ces licenciements.

Le retard dans le paiement du salaire ou le non-paiement du salaire est une faute grave de l’employeur. Si l’employeur ne paie pas le salarié ou ne le paie qu’en partie ou avec retard, il commet une infraction pénale passible d’une amende, contravention de 3ème classe prévue à l’article R 3246-1 du code du travail. Selon un arrêt de la cour de cassation du 14 mars 1979, le non-respect par l’employeur de son obligation autorise le recours à la grève et dans ce cas les salariés ont droit au paiement des jours de grève. Et enfin, selon un arrêt de cette même cour du 13 avril 1972, il n’est pas possible de licencier un salarié parce qu’il a légitimement réclamé ses salaires.

« Nous exigeons la réintégration immédiate des deux salariés illégalement licenciés ! »

L’intersyndicale dénonce avec la plus grande fermeté toutes les manœuvres de diversion du patronat relayées par les médias, en particulier le quotidien France Antilles de ce jour contre le secrétaire général de la CSTM, cloué au pilori en première page, ce en faveur du président de la société SOTRAVOM.

L’intersyndicale considère que cette agression contre la CSTM et son secrétaire général pour cause de défense de droits incontestés des travailleurs,et en pleine période de médiation est une agression contre l’ensemble des travailleurs et de leurs organisations syndicales.

Elle réaffirme son exigence de reprise des médiations et négociations. L’intersyndicale se désolidarise de toutes manœuvres tendant à retarder ou à empêcher les démarches permettant de solutionner ces conflits.

CDMT-CGTM-CGTM-FSM-CSTM- SMBEF-UGTM-UNSA-USAM