Contrats aidés : A partir de lundi, pas d’école jusqu’à nouvel ordre

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Les syndicats et les maires contre la suppression des contrats aidés sont ressortis insatisfaits de leur entretien avec le Préfet cet après-midi.

« Le combat continue donc. Les maires rejoignent la lutte. Les services municipaux, les écoles et les crèches sont fermés à partir de lundi. Les établissements du second degré demeurent bloqués. Nous invitons toute la population martiniquaise à nous rejoindre le lundi 25 septembre dès 9 heures » déclarent les syndicats.

« On n’a pas eu de réponses aujourd’hui … Nous restons mobilisés, à partir de lundi tout est fermé » a annoncé Maurice Bonté (Président de l’Association des Maires de Martinique). 

Communiqué de l’intersyndicale : 

« La journée d’action du vendredi 22 septembre 2017 a confirmé nos craintes. Après avoir essayé de nous endormir avec un courrier qui laissait entendre qu’il y avait des avancées, le Préfet a révélé son vrai visage: il essaie de nous entourlouper!
Après avoir annoncé à grand renfort de communiqués de presse qu’il avait débloqué 500 contrats aidés dans l’Education Nationale, il revient aujourd’hui sur sa promesse et en propose maintenant seulement 255. C’est inacceptable.
Après avoir sous-entendu que les contrats aidés des associations auraient des solutions, il n’apporte strictement aucune réponse aux centaines d’associations dont l’existence même est menacée. C’est inacceptable.

Quant aux contrats aidés de la CTM? Il ne donne aucun chiffre précis. C’est une fois encore inacceptable.

Aujourd’hui, nous sommes revenus à la case départ.
Une chose est sûre, le Préfet est poings et mains liés. Paris n’a pas l’intention de lâcher des moyens. Le Préfet peut-il être encore notre interlocuteur? Il nous semble que non. Le Préfet est-il entendu par Paris? Il nous semble que non. Le Préfet peut-il nous donner des réponses? C’est sûr que non. Il n’en a pas les compétences.
Nous exigeons un moratoire permettant le réemploi de tous les contrats aidés du territoire; et un interlocuteur qui puisse nous apporter des réponses, au moins un Ministre!

Les organisations syndicales qui entrent dans le mouvement se multiplient. Le Préfet n’a pas pesé la grogne sociale qui a enflé. Ou n’a-t-il pas les bons contacts? Il a pris la responsabilité d’un mouvement d’ampleur.
Le combat continue donc. Les maires rejoignent la lutte. Les services municipaux, les écoles et les crèches sont fermés à partir de lundi. Les établissements du second degré demeurent bloqués.
Nous invitons toute la population martiniquaise à nous rejoindre le lundi 25 septembre dès 9 heures à la maison des syndicats. »

Ecoutez la réaction de Maurice Bonté, Président association des maires de Martinique:


3 commentaires :

  1. Emmanuel de Reynal

    Combien d’emplois durables faut-il détruire pour sauver les emplois aidés ? Pourquoi faut-il mettre l’économie à genoux et affaiblir les entreprises qui restent les seules à pouvoir encore créer des emplois ? En appelant à une journée ville morte, nos élus font une grave erreur. Car stopper l’activité économique n’est certainement pas le bon moyen de créer des emplois.

    Oui, les emplois aidés sont utiles. Mais les emplois durables issus de l’activité économique le sont encore plus !!! Choisir de tuer ceux-ci pour sauver ceux-là est irresponsable !!!

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  2. Stéphane

    Moins de 25% des contrats aidés trouvent un emploi durable par la suite donc ponctuellement ils sont gagnants mais sur le long terme cela reste discutable. De plus cest assez incroyable de voir les gens prendre en otage la scolarité des enfants, qui n’ont pas eu plus d’une semaine de cours complète depuis la rentrer.
    Vous avez raison sabotez l’éducation des enfants au profit de quelques contrats.

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