Craint et respecté après un demi-siècle de pouvoir, Fidel Castro a aujourd’hui 90 ans

Vues : 418

Sa figure est omniprésente à Cuba, craint et respecté, Fidel Castro, celui qui a défié 10 Présidents des États-Unis, a 90 ans, ce samedi.

214455000

De 1958 à 2000, le Père de la Révolution Cubaine a échappé à 634 tentatives d’assassinat, raconte Fabien Escalante, son ancien chef du renseignement.
Même s’il n’est plus au pouvoir depuis qu’il a placé son frère Raùl Castro Président des Conseil d’État et des ministres, Fidel « dégage encore une image publique très attirante », souligne l’auteur du Dictionnaire de la pensée de Castro, Salomon Susi.

Né à Biràn, au Sud-Est de l’île, dans la province de Holguin, Fidel Castro a grandi dans une famille aisée. En 1945, il a son doctorat en droit et devient docteur en sciences sociales en 1950.
Sans formation militaire, en 1959, il entre triomphalement à la Havane après avoir mis en déroute une armée de 80 000 cubains. Barbe noire et uniforme militaire, le jeune homme chasse le dictateur au pouvoir, Fulgencio Batista.
Son aspect rude, sa longue taille et ses discours fleuves ont séduit les femmes, les hommes politiques et aussi des artistes.

téléchargement

Dès 1959, le père du « Commandante » prône sa doctrine militaire, mêlant guérilla, pouvoir et organisations clandestines et populaires. Mais le révolutionnaire reste très discret sur son entourage proche : « la vie privée ne doit pas être un instrument politique », disait le Père de la révolution cubaine.
Castro, l’un des derniers géants politiques, avait une obsession : faire de Cuba une puissance médicale. L’île compte 88 000 praticiens, un médecin pour 640 habitants.

Les cubains férus de christianisme et de croyances africaines le croyaient presque immortel. Fidel Castro tombe malade en 2006, disparaît quelques temps puis revient sur la scène politique grâce à des sorties soignées et très médiatiques.

Aujourd’hui, samedi 13 août 2016, Fidel Castro souffle ses 90 bougies.

Dorothée Audibert-Champenois
Photos Cubanews


1 commentaires :

  1. Rodrigue Aristide

    Il est indéniable que Fidel et ses compagnons ont changé Cuba. Mais Raul, lui et d’autres ont mis en place une « nomenklatura » qui a beaucoup de travers. Cela a été le cas de la révolution algérienne. Le nicaraguayen Daniel Ortega a pris le même chemin. Les révolutions coûtent très chères ! Nota bene : J’ai parcouru le « cocodrilo verde » du Nord au Sud, d’Est en Ouest depuis 1979.

Les commentaires sont fermés