Découvrez Stella, mannequin martiniquais à New-York

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L’agence Your Angel fête cette année ses 10 ans. Pour marquer le coup Jean-Yves Zamor a vu les choses en grand, avec une grande finale le 8 juillet à Paris. En attendant découvrez certains visages de cette agence qui met en valeur la beauté caribéenne.

Stella Vaudran a 27 ans, il est originaire de la Martinique. Il a été repéré en 2011 et a accepté de suivre Jean-Yves Zamor. Malgré des débuts difficile car elle souhaitait poursuivre ses études en même temps. Désormais elle est basée à New-York et possède son visa. Vous avez pu déjà la voir poser pour les campagnes Air France, Lynx Optique ou encore Black Up. Elle a déjà défilé pour les marques les plus prestigieuses comme Vivienne Westwood, Banana Republic, London College Of Fashion ou encore Sina Salzmann. Côté magazine elle a déjà posé pour près d’une trentaine parmi Vogue Italie, Elle, Biba, Têtu, OOB ou encore Vestal Magazine.

Pourquoi avoir choisi le mannequinat ? Qu’est-ce qui vous intéresse dans ce milieu ?

J’ai choisi cette voie parce que j’étais surtout attirée par le côté artistique du métier. Pour moi un vrai mannequin, c’est quelqu’un qui est capable de dégager quelque chose à travers une photo juste par la force de son regard et de son corps. Et je voulais être capable de faire ça…

J’étais également attirée par le fait de rencontrer des personnes de cultures différentes, de devenir bilingue, voyager et bien évidemment, on ne va pas se mentir, pour l’argent facile; qui au final n’est pas si facile que ça… (rires).

La vie de mannequin est-elle facile tous les jours ?

La vie de mannequin est loin d’être évidente surtout d’un point de vue psychologique. Etre mannequin, c’est constamment faire face au rejet, aux critiques (sur votre corps et votre personne), aux conditions de travail parfois pénibles, à la solitude, aux nombreux jobs mal payés ou lorsque le client prend six mois pour vous payer alors que vous avez un loyer à verser. Au début, c’est travailler sans cesse sans voir la couleur de l’argent parce que vous devez rembourser votre agence les loyers exubérants de l’appartement de mannequin et autres frais…bref.

Votre vie se résume à prouver tous les jours à des directeurs de castings que vous êtes la personne idéale pour le job. Vous devez également prouver à votre agence que vous pouvez être « bankable », en gros, que vous pouvez décrocher des contrats et rapporter de l’argent. C’est donc, beaucoup de pression, de la part de votre agence, des clients et aussi de vous-mêmes.

Comment se passe votre quotidien ?

Mon quotidien? Castings, sport et dormir (rires). A ce niveau, c’est un métier plutôt plaisant, qui vous laisse beaucoup de liberté pour entreprendre d’autres choses à côté. J’en profite ainsi pour travailler sur mes projets professionnels lorsque je n’ai pas de castings et à l’occasion, faire ma touriste lorsque je suis à l’étranger.

Quand vous décrochez un contrat, selon vous, qu’est-ce qui a fait la différence ?

En vrai, je ne pourrai pas vous répondre. C’est un métier tellement aléatoire. Maintenant, tout le monde est mannequin. Il suffit d’avoir un petit minois, d’être la fille ou soeur d’une personnalité, d’être vous-même déjà une personnalité, d’avoir un nombre importants de followers sur les réseaux sociaux et c’est bon, vous décrochez tous les contrats du monde.

Mais bon, de manière générale, la notoriété, les contacts et l’ancienneté jouent beaucoup. Si vous êtes connu(e) dans le milieu et que votre travail n’est plus à prouver, il y a de fortes chances que l’on vous choisisse pour cela.

Par contre, lorsque vous débutez, je dirai que c’est votre personnalité qui fait toute la différence. Dans cette industrie, on aime les filles expansives, hilarantes, fun, un peu « bitchie », chieuses (de gentilles chieuses) et qui ne se plaignent jamais en shooting. En ce qui me concerne, je pense que c’est surtout mon professionnalisme qui m’a permis de décrocher certains jobs.

Que préférez-vous ? Défilé, shooting, publicité ?

Cela dépend du travail mais je préfère les publicités tout simplement parce que je m’amuse plus. La High Fashion est chic, classe, artistique et vous confère une certaine renommée, mais ça reste stricte. Vous devez toujours avoir un regard fort, adopter une attitude nonchalante voire « je-m’en-foutiste » et faire des poses « robotiques ». Je trouve que dans les publicités ou dans tous les jobs « commerciaux » d’ailleurs, on vous laisse plus de liberté pour vous exprimer, rire, danser et montrer une image plus vivante de vous.

Pour l’instant quel est votre meilleur souvenir comme mannequin ?

A la base je n’aime pas du tout les Fashion Weeks mais bizarrement, mes meilleurs souvenirs se sont déroulés à cette période. Je pense que j’étais juste tellement reconnaissante du fait que des stylistes aient fait l’impasse sur ma taille et me laissent défiler pour eux que j’ai profité à fond de ces expériences. J’ai aimé le stress, l’excitation, l’effervescence dans les coulisses, le soulagement et la joie des designers à la fin de chaque défilé.

Combien de temps pensez-vous continuer ?

En ce qui me concerne, je n’ai pas de carrière à proprement parler vu que je ne vis pas du tout de cela. D’ailleurs, je n’aime pas que l’on me présente et définisse uniquement par le fait d’être mannequin. Il s’agit plus d’une activité qui me permet de temps en temps de gagner un peu d’argent. Donc, pour répondre à votre question, je pense que j’en aurai définitivement fini avec ce milieu lorsque j’aurai décidé qu’il n’a plus rien à m’offrir ou tout naturellement, lorsque je ne correspondrai plus aux critères physiques. Cela peut être dans quelques mois comme dans quelques années…

Avez-vous quelque chose à ajouter ? Un message pour les futurs candidats ?

Si vous vivez, mangez et dormez mannequinat, n’ayez pas peur et foncez. Gardez juste en tête que c’est un métier comme un autre avec ses propres règles. Ne vous comparez jamais aux autres. Chaque mannequin a un profil différent. Oui c’est vrai, il peut arriver que ça décolle tout de suite pour une fille. Cependant, même avec beaucoup de confiance en soi, ne vous attendez pas à défiler pour Victoria Secret au bout de deux mois. C’est un métier incertain qui demande énormément de patience, de rigueur et d’amour propre. Vous aurez envie d’abandonner à chaque rejet mais si c’est vraiment ce que que vous voulez faire de votre vie, persévérez et vous y arriverez. 🙂

Propos recueillis par A.G