Déportés martiniquais : 70ème anniversaire de la libération des camps nazis

Vues : 12
musee-de-la-resistance-nationale

L’Année 2015 marque le 70ème anniversaire de la libération des camps nazis. La fin d’une terrible épreuve pour des millions d’êtres humains placés dans l’antre de la mort et la découverte de l’univers concentrationnaire nazi.

A l’occasion de la cette commémoration, l’ONAC Martinique et les cinémas Madiana, ont organisé le 24 Avril une matinée consacrée à l’univers concentrationnaire nazi.

Le premier camp à être libéré par l’Armée rouge de l’ex-URSSS fut celui d’Auschwitz le 27 janvier 1945. L’horreur dans toute sa splendeur.

La réalité des camps est un thème peu visité du fait de l’éloignement géographique qui en réduit la perspective, l’absence de survivants martiniquais, le faible nombre de déportés martiniquais (20 répertoriés), l’idée assez courante que seule une catégorie de la population était concernée.

En ces temps de perte des repères et de montée de l’intolérance, il importe de montrer en particulier aux jeunes que les idéologies extrémistes ont conduit et conduisent encore aujourd’hui ceux qui les propagent et ceux qui y adhèrent à se déshumaniser soi même et à nier l’humanité de l’autre, prélude aux pires catastrophes. Le nazisme à travers sa politique concentrationnaire en est un parfait exemple.

Raphaël ELIZE de « race » non aryenne, devait disparaître comme tant d’autres, juifs, homosexuels etc. Cela n’est donc pas arrivé qu’aux autres. La « solution finale » englobait également les gens de couleurs Extrait de la lettre de destitution de Raphaël ELIZE de la Feldkommandantur, le 9 août 1940.

 Il est incompréhensible pour le ressentiment allemand et pour le sens du droit allemand
qu’un homme de couleur puisse revêtir la charge de maire. […] Il est insupportable [pour]
l’armée allemande de reconnaître comme maire en territoire occupé un homme de couleur, ni de discuter avec lui.

A l’heure où les derniers témoins vivants de cette tragédie sont chaque année moins
nombreux à pouvoir témoigner de ce qu’ils ont vécu, le gouvernement a décidé de
commémorer le 70ème anniversaire de la libération des camps pour rappeler qu’en application
d’une idéologie raciste et racialiste, le national-socialisme, pareille ignominie a pu se
produire et alerter contre la répétition de tels drames à travers des idéologies extrêmes de
toute nature.

Déportés Martiniquais-Résistants et Politiques morts en déportation
ALPHA Isidore
ALY Agnès
BIDARD Bernadin
BILAN Ambroise
BOEUF Antoine
BOLLIN Victor
CHOUAIT Louis
ELIZE Raphaël
GOUSSARD Yves
MARIE-MAGDELEINE Jean
MEISTER Georges
NATTES Gentil
NICOLAS Jean
PARFAIT Edouard
VERNES Faustin

Déportés Martiniquais, Résistants ou Politiques, évadés ou libérés des camps
FACELINA Henri – MARTINIS Georges
VESIR Antoine – VESIR Jacques

Déporté Martiniquais Politique disparu en déportation
OZIER LAFONTAINE Victor – non rentré – présumé mort

Fabrice Rigoulet-Roze, Préfet de la Martinique, présidera la cérémonie de commémoration de la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, dimanche 26 avril 2014 à 9h00 au monument aux Morts de la Savane à Fort-de-France. La cérémonie sera marquée par un dépôt de gerbes.

Pour en savoir plus cliquez sur le lien suivant : 70ème anniversaire de la Résistance, de la Victoire et de la Libération des camps 1945