Derrière le « décor de carte postale » la violence fait rage aux Antilles

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« Violences sous les tropiques », un titre « exotique », digne d’une série française à bas budget. C’est en tout cas ainsi que France 2 plante le décor de la montée de la violence qui sévit aux Antilles depuis le début de l’année, dans un son reportage diffusé hier, à l’heure de grande écoute.

« Des kilomètres de plage, des cocotiers, un décor de carte postale » ainsi débute le reportage. Mais derrière cette image paradisiaque la réalité fait froid dans le dos.

En Guadeloupe comme en Martinique, la violence fait rage. Les armes circulent librement et de nombreux jeunes sont armés. 37 homicides depuis le début de l’année pour la Guadeloupe, l’élevant au triste rang de département le plus violent de France, 12 homicides pour la Martinique, un triste total de 49 meurtres aux Antilles! La population est terrorisée, la Guadeloupe tremble de peur.

Le 17 septembre dernier, Bruno Nestor Azerot, député-maire FG (Front de Gauche) de Sainte-Marie (Martinique) intervenait auprès de Manuel Valls, ministre de l’intérieur lors de la séance questions d’actualité au Gouvernement à l’Assemblée nationale, indiquant un besoin d’intervention dès plus urgent pour nos territoires. Le ministre s’était alors engagé:

« La Guadeloupe, la Martinique, d’une manière générale, les outre-mer, ne peuvent pas être oubliés, ne peuvent pas passer en second plan de l’actualité. Elle mérite – et c’est le cas – l’attention et l’engagement du gouvernement et de l’État […] Vous pouvez comptez sur mon engagement, notre engagement pour assurer la sécurité et l’ordre dans vos territoires. »

Le plan d’action conçu par Victorin Lurel a été mis en œuvre en Martinique et en Guadeloupe. Les forces de l’ordre ont engagé de nombreuses actions terrains. Des mesures ont d’ailleurs été prises en Martinique depuis juillet, avec une opération de lutte contre la délinquance à Fort de France et des opérations de sécurisation des quartiers sensibles.

A quelques jours de la venue Valls aux Antilles, ce reportage de sensibilisation, peu valorisant pour la Guadeloupe, a tout de même le mérite de pointer du doigt le problème, perçu par les antillais comme ignoré par le gouvernement :