Deux grands artistes martiniquais promus à la Légion d’honneur

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L’Opéra est à l’honneur, ce dimanche de Pâques. Deux grands artistes de Martinique viennent d’être décorés de la Légion d’honneur. La soprano Christiane Eda-Pierre est promue au grade d’officier de la Légion d’honneur et le chanteur lyrique contre-ténor Fabrice Di-Falco au grade de chevalier de la Légion d’honneur.

Des promotions qui figurent depuis ce matin au Journal Officiel.

christiane-eda-pierre

Une nouvelle distinction pour la martiniquaise faite chevalier de la Légion d’honneur en janvier 2008. La soprano est une des plus grandes voix internationales, elle est de nouveau récompensée après une longue carrière de 38 ans.
Christiane Eda-Pierre est née à Fort-de-France, son père journaliste au Courrier des Antilles et sa mère professeure de musique, élève leur fille dans un milieu très bourgeois. La jeune Christiane qui apprend le piano, grandit sous l’influence de sa tante Paulette Nardal, une des figures pensantes de la société martiniquaise, fondatrice de la « Revue du monde noir ». A 17 ans, elle part en France, rentre au Conservatoire National Supérieur de Paris, où elle obtient en 1957, le Premier Prix de chant, d’opéra et d’opéra comique.
De 1958 à 1986, elle a interprété les plus grands airs d’Opéra, Bizet, Mozart, Delibes, Rameau, Donizetti, Verdi et partagé la scène avec les plus grands comme Pavarotti à Central Park à New York en 1976.

Chanteuse d’Opéra et Professeure, Christiane Eda-Pierre est avec Barbara Hendrix, l’une des premières cantatrices noires de carrure internationale.

fabrice-falco

L’autre distinction, de ce dimanche 27 mars, c’est celle qui fait de Fabrice Di-Falco, chevalier de la Légion d’honneur.
Il est plus familièrement appelé le « Farinelli créole », l’italo-martiniquais a une « tessiture de femme dans le corps d’un homme », il est « sopraniste ». Il ne sont qu’une dizaine sur la scène nationale.
Très jeune, ll rêvait d’être stewart, c’est sa rencontre avec Barbara Hendrix qui va tout changer, il a 17 ans. Il est surpris d’entendre une femme noire chantée du Mozart. Il va la voir en coulisse et elle le conseille aussitôt de passer une audition au Conservatoire de région de Boulogne Billancourt. En 1999 il en sort avec le Premier Prix.

Dorothée Audibert-Champenois

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