Dieudonné : enquête pour apologie du terrorisme, l’humoriste répond à Bernard Cazeneuve

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Après la marche républicaine du 11 janvier, Dieudonné a commenté « à sa manière » l’évènement sur sa page Facebook :

Après cette marche historique, que dis-je… Légendaire! Instant magique égal au Big Bang qui créa l’univers! … ou dans une moindre mesure (plus locale) comparable au couronnement de Vercingétorix, je rentre enfin chez moi. Sachez que ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly

Suite à ces propos, retiré de Facebook depuis, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « apologie du terrorisme ». Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé les propos de l’humoriste comme une « abjection » et Manuel Valls a appelé à « ne pas confondre liberté d’opinion et antisémitisme ».

Face à cette décision Dieudonné répond via un communiqué adressé à Bernard Cazeneuve publié sur Facebook :

Hier nous étions tous Charlie, à marcher, à se tenir debout, pour les libertés. Pour que l’on continue à rire de tout.

Tous les représentants du gouvernement, vous compris, marchaient ensemble, dans cette direction.

Au retour de cette marche, je me suis senti bien seul. Quatre-vingt procédures.

Depuis un an, l’Etat m’a dans le viseur et cherche à m’éliminer par tous les moyens. Lynchage médiatique, interdiction de mes spectacles, contrôles fiscaux, huissiers de justice, perquisitions, mise en examen … plus de quatre-vingt procédures judiciaires se sont abattues sur moi et mes proches.

Et l’Etat continue de me pourrir la vie.

Depuis un an, je suis traité comme l’ennemi public numéro 1, alors que je ne cherche qu’à faire rire, et à faire rire de la mort, puisque la mort, elle, se rit bien de nous, comme Charlie le sait hélas.

Alors que je propose la paix sous votre autorité depuis plusieurs semaines, je reste sans réponse de votre part.

Mais dès que je m’exprime, on ne cherche pas à me comprendre, on ne veut pas m’écouter. On cherche un prétexte pour m’interdire. On me considère comme un Amedy Coulibaly alors que je ne suis pas différent de Charlie.

À croire que mes propos ne vous intéressent que lorsque vous pouvez les détourner pour mieux indigner.

Monsieur le Ministre, je vous le rappelle, puisque vous semblez maintenant m’écouter.

Je propose la paix.

Dieudonné Mbala Mbala