Drépanocytose : les femmes antillaises combattent l’exclusion à l’Apipd

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Les malades de la drépanocytose ont une alliée de choix. Marie-Antoinette Séjean est médecin nutritionniste et psychosomaticienne, engagée dans le combat contre cette maladie connue surtout des Antillais et des Africains.

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Samedi 18 juin, journée mondiale de la drépanocytose, une nouvelle preuve de son intérêt pour cette maladie qui ne touche pas seulement la population noire mais toute population métissée. La Présidente de L’Apipd (Association pour l’information et a prévention de la drépanocytose), Jenny Hippocrate Fixy organisait un colloque dans le cadre de la semaine d’information ayant pour but, de mieux faire connaître la drépanocytose.

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En quittant son Atelier culinaire à la rue des Belles feuilles dans le seizième arrondissement de Paris où le thème du jour flirtait avec la patate douce, elle a pu partager et porter sa contribution pour une cause qui touche plus de 2000 malades à la Martinique. L’occasion durant ces sept jours dédiés à la drépanocytose de lever les tabous sur la maladie, de lancer des appels  pour soutenir l’association qui existe depuis 27 ans.

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La détermination des bénévoles à combattre cette pathologie du sang qui touche plus de 50 000 millions de malades à travers le monde, l’implication de la Présidente Jenny Hippocrate Fixy ont été récompensées récemment. L’Apipd a reçu la médaille d’or du Grand prix humanitaire de France remis au Sénat le 9 avril 2016.

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Originaire de Saint-Marie en Martinique et primée pour de nombreux ouvrages, Jenny Hippocrate Fixy est connue pour avoir bousculé les esprits en faisant savoir dans tous les médias (radio, presse et télévision),  qu’il y a une vie « avec » la drépanocytose. Son jeune fils Taylor Fixy est le symbole de cette lutte qui est la sienne depuis un quart de siècle.

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Pour la soutenir et l’assister à l’Apipd, outre les bénévoles, les associations (Fedom, Crefom) ou les élus des outremers et de métropole, l’association fait appel aux dons. Du 12 au 19 juin 2015, c’est en Martinique qu’est lancée la première édition du Drépaction. Dans l’île qui compte un nombre de malades plus important que les autres régions ultramarines, les habitants ont fait preuve de générosité durant une semaine.
Aujourd’hui, il s’agit d’aller encore plus loin dans la recherche et c’est aussi le but de l’Apipd.

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Ce samedi, Valérie Pécresse, la Présidente de la Région Ile-de-France représentée par Farida Adlani, a salué l’action de la Présidente en lui octroyant 23 000 Euros pour poursuivre son action de prévention et de sensibilisation.
La communication passe également quand les intervenants, psychologues, chercheurs, médecins, acteurs sociaux, se mobilisent ett apportent des réponses pour permettre aux drépanocytaires de mieux s’intégrer dans la société.

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Marie-Antoinette Séjean est la première à partager ses conseils durant le colloque. La Doctoresse a développé des règles claires pour sortir du confinement et du stress qui augmentent la gêne du malade. Selon le médecin, l’action de boire est déterminante dans le traitement de la Drépanocytose. L’eau en fluidifiant le sang soulage la circulation des artères et des vaisseaux ce qui évite la déshydratation, une cause d’inconfort et de crise vaso-occlusive.

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La nutritionniste réputée dans son domaine, explique pourquoi il est essentiel de manger équilibré. Pour cela, démonstration à l’appui, elle montre un bol chinois qui lui sert de dosage pour les aliments. Elle conseille donc « la diététique créole » qui est pour le médecin, une méthode simple à suivre : « Positiver, bouger et bien manger ». Le médecin d’origine martiniquaise préconise un petit déjeuner complet et conclut en insistant sur le fait de dessaler tout aliment cuisiné destiné à un malade porteur de la drépanocytose.

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« Il faut bien manger » sera le mot de la fin, pour prévenir et limiter au maximum l’intensité des complications liées à cette maladie héréditaire qu’est la drépanocytose. Une maladie qui a son slogan qui fait mouche : « La drépanocytose brise les os, alors brisons le silence ».

Reportage Dorothée Audibert-Champenois / Photos : Dothy-CH