Enquête et bilan sur la radicalisation : Agression du martiniquais transpercé à la gorge et de son collègue

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Une attaque particulièrement violente contre deux surveillants dans une prison pose la question de l’incarcération des prisonniers radicalisés. Une enquête sur Europe 1 confirme que les gardiens sont inquiets de cette expérimentation de déradicaliser les prisonniers dans les prisons françaises. Ce dimanche 4 septembre, deux gardiens de la prison d’Osny dans le Val-d’Oise ont été sauvagement agressés. L’un deux a été touché à la main et au visage et l’autre antillais, blessé gravement au larynx, est toujours hospitalisé.

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Dimanche 4 septembre, au centre de détention d’Osny, le prisonnier Bilal Taghi, dans l’aile de l’unité de prévention de la radicalisation doit sortir pour sa promenade quotidienne. Il est 15 heures, quand le surveillant d’origine antillaise demande au détenu de quitter sa cellule. Pour toute réponse, Bilal Taghi le poignarde à la gorge avec une arme blanche « artisanale » qu’il dissimulait dans une serviette. Le poinçon très aiguisé (quinze à vingt-cinq centimètres), frôle l’aorte et transperce le larynx. Avant d’être maîtrisé par une balle de caoutchouc en pleine poitrine, le prisonnier aurait dessiné un cœur au sol avec le sang de ses victimes puis menacé d’une arme les équipes d’intervention régionale. Hospitalisé d’urgence, le martiniquais (selon un magazine en ligne pour l’outre-mer) s’alimente très difficilement. Il reçoit des nutriments grâce à une sonde gastrique qui passe par le nez, qui descend dans l’estomac. Son collègue, venu à son aide durant l’agression est blessé au bras et au visage.

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Aujourd’hui, une enquête sur Europe 1, remet une nouvelle fois en question, le problème de la déradicalisation en prison. Ils sont 80 détenus volontaires pour ce programme mis en place par le gouvernement socialiste. Seulement, les experts constatent que ce regroupement est dangereux et ils sont peu favorables à la suite de ce dispositif. Ils jugent que ces prisonniers ne suivent pas les séances pour leur permettre de s’affranchir de leurs idées extrémistes. Pour David Lacroix, délégué FO-péniteniaire à Lille-Annoeullin : « Ils (les prisonniers radicalistes) sont arrivés irrécupérables, ils ressortiront irrécupérables ».
La Chancellerie souligne que l’expérimentation des cinq unités de déradicalisation se poursuit.
Un bilan sur l’efficacité du dispositif de déradicalisation en prison est attendu pour le mois d’octobre prochain.

Dorothée Audibert-Champenois
PhotosMirror