Entre Sarko chelou et Hollande tout mou, faîtes votre choix !

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Rien ne va plus pour Nicolas Sarkozy. A huit jours du 2nd tour de l’élection présidentielle voila que deux hôtes dont ils pourraient bien se passer s’invitent dans la campagne, Mouamar Kadhafi et DSK.

Dominique Strauss-Kahn, qui jusquà présent ne s’était pas exprimé durant la campagne présidentielle, a choisi de sortir de son silence à 9 jours de l’échéance électorale. L’ancien directeur du FMI déclare dans une interview accordée au journaliste américain Edward Epstein, et publiée vendredi 25 avril dans le quotidien britannique The Guardian, qu’il comptait faire son annonce officielle de candidature à la primaire socialiste le 15 juin 2011. Il n’hésite pas non plus à relancer la thèse du complot dans l’affaire du Sofitel orchestrée par des agents de Sarkozy.

En meeting à Clermont-Ferrand ce samedi 28 avril Nicolas Sarkozy s’est livré à une charge contre l’ancien directeur général du FMI et a lancé :  «Expliquez-vous avec la justice et épargnez aux Français vos commentaires! «Qu’en pleine campagne électorale, à une semaine du premier tour, M. Strauss-Kahn se mette à donner des leçons de morale et à indiquer que je suis seul responsable de tout ce qui lui est arrivé, trop c’est trop!»

Le site médiapart révèle ce jour un document qui prouverait que Kadhafi aurait effectivement financé la campagne de Sarkozy en 2007 : « Selon un document officiel libyen daté du 10 décembre 2006, le régime Kadhafi a décidé de débloquer une somme de 50 millions d’euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Dans cette note que nous publions, Moussa Koussa, alors chef des services de renseignements extérieurs libyens, autorise le directeur de cabinet de Kadhafi, Bachir Saleh, à entreprendre les versements secrets. M. Koussa évoque dans ce document des réunions préparatoires avec Brice Hortefeux et l’intermédiaire Ziad Takieddine. « Ce document prouve qu’on est en présence d’une affaire d’Etat », confirme ce dernier à Mediapart.

Quand à François Hollande il poursuit sa stratégie de rassemblement tous azimuts et cherche à rassembler de l’extrême gauche jusqu’au centre, une lettre pour François Bayrou et un meeting à Limoges marqué par la référence à la Résistance pour la gauche et les gaullistes.

Le célèbre journal U.S., The New York Times, plutôt classé à gauche de l’échiquier politique américain, compare François Hollande à un « pudding au caramel ». Dans l’article, le candidat PS est décrit comme « un personnage politique de seconde zone » dénué de charisme.

Le journaliste américain commence par dresser un portrait au vitriol de François Hollande « malgré un régime de pré-campagne », il « a l’air légèrement négligé » et ne fait toujours pas le poids. Reprenant la phrase de Martine Aubry, l’article explique qu’au sein même de son camp politique, Hollande est considéré comme une « couille molle ».

Le New York Times poursuit en précisant que Hollande est présent à l’élection grâce au prétendu viol de DSK, Hollande s’était même fait doubler par sa propre femme pour la course à la candidature de 2007. Homme politique depuis des décennies, Hollande « n’a jamais était responsable du moindre portefeuille ministériel », ce qui en fait un amateur.

Et le célèbre journal américain de conclure : un bilan politique affligeant, un charisme d’andouillette, et pas un seul journaliste français pour soulever les évidences qui sautent à l’esprit du premier observateur objectif. Tout le monde sait que François Hollande n’est pas au niveau. Il n’est pas capable de prendre une décision, de dire, non, il n’a aucun charisme. Tout le monde sait également qu’il n’a aucune expérience politique, qu’il est incompétent sur les dossiers (pourquoi ni Mitterrand ni Jospin ne lui ont confié de ministère ?).

De plus l’hebdomadaire britannique  » The Economist » juge tout simplement le candidat socialiste incapable de réformer la France ! « Un président français tellement hostile au changement saperait la détermination de l’Europe à poursuivre les douloureuses réformes qu’elle doit mener pour que l’euro survive. Cela en fait un homme plutôt dangereux… » poursuit « The Economist » qui souligne que François Hollande veut renégocier le pacte européen de discipline budgétaire, mais qu’il le fait pour de mauvaises raisons, c’est-à-dire pour ne pas avoir à procéder à des réformes structurelles.

Pourquoi nos journalistes font-ils semblant de ne pas voir ce qui saute aux yeux de tous les observateurs étrangers ?

image : lexpress.fr