Esclavage : La Fondation pour la mémoire présidée par Lionel Zinsou se concrétise à Paris

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Après plusieurs mois de travaux en outremer et en métropole, Lionel Zinsou, responsable de la mission de préfiguration de la Fondation pour « la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions » a été reçu par Bernard Cazeneuve et Ericka Bareigts le 17 mars dernier.

Le travail de la délégation était double :  Donner des préconisations pour valoriser « la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions ». Et « réfléchir à l’édification d’un mémorial aux esclaves et d’un lieu muséographique à Paris ». Une feuille de route remise durant le ministère de George Pau-Langevin sous l’autorité du Président François Hollande.

Le mardi 10 mai 2016 à Paris, au Jardin du Luxembourg, pendant la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage,  le Président de la République François Hollande annonçait officiellement la création d’une Fondation pour « la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions », une fondation qui devra être une personnalité morale et qui serait présidée par Lionel Zinsou, ancien Premier Ministre du Bénin.

Un an plus tard, la Ministre des Outre-mer a changé et  c’est Ericka Bareigts et le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve qui ont tous deux reçu l’économiste franco-béninois, chargé de faire avancer le projet présenté par François Hollande.

Le rapport de cette mission sur la mémoire de l’esclavage rédigé par l’économiste franco-béninois Lionel Zinsou a donc été remis à Paris, il y a quelques semaines. Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve a reconnu « la grande qualité du travail accompli et confirmé la création d’un groupement d’intérêt public (GIP) visant à préfigurer la création d’une Fondation reconnue d’utilité publique, conformément aux recommandations du rapport remis » par la délégation conduite par Lionel Zinsou.

Frédéric Régent, membre du comité scientifique de la future Fondation et président du Comité National pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage reconnaissait en décembre 2016, que Paris ne comportait « aucun lieu mémoriel » de la traite négrière, contrairement à la ville de Bordeaux, de Nantes ou de Pointe-à-Pitre note. Mais d’autre voix s’élèvent pour qu’on tienne compte de la « représentativité des départements d’outre-mer » et que la Fondation ne soit pas que « Parisienne ».

Selon, Jean-Claude Nelson, le vice-président de la commission culture du Conseil régional de Guadeloupe, le Mémorial Acte de Pointe-à-Pitre, lieu de mémoire de l’esclavage ne doit pas être « concurrencé » par un nouveau musée mémoriel. Le Mémorial Acte de Pointe-à-Pitre qui vient d’obtenir le « Prix du musée 2017″ du Conseil de l’Europe.

La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts a également annoncé lors de cette rencontre, la recherche de « sites potentiels » pour établir un « mémorial des noms » et « un espace muséal ».

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy PhotoFInfos/C’news Actus Dothy

 


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