Fascinée par Vincent Mc Doom, jeune Top Model en Asie, elle obtient son Master en Marketing à Taïwan

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Deja John est une globe trotteuse de la mode. Cette fascination pour le monde du Luxe et de la Beauté l’occupe depuis sa tendre enfance. Aujourd’hui, la jeune femme ne rêve plus car Miss Deja est mannequin professionnel influent, qui évolue des portes de l’Asie aux portes de Paris, capitale européenne du Luxe et de la Mode.

Sa muse, c’est Vincent Mac Doom. L’influent  directeur artistique qui vit à Paris, est son mentor, toujours mannequin et connu du Tout-Paris, Vincent Mac Doom, l’encourage, la guide et Deja John suit ses conseils. Comme lui,  la jeune antillaise souhaiterait,  dans l’île de Sainte-Lucie, faire bouger le secteur de la mode, encore archaïque et souvent peu « représentatif de la diversité ».

Dimanche 22 octobre 2017. Nous sommes dans la City de Westminster.

Nous longeons la rue de Bruton Street qui croise la New Bond Street et la Conduit Street dans l’ouest londonien. Il nous paraissait évident de rencontrer Deja John dans l’une des rues où sont installées les grandes boutiques de grandes marques de Luxe. Des noms qui illustrent les plus grands noms du Prêt-à-Porter et de la Haute Couture dans le monde.

Vogue, Hermès, Burberry, Dior ou Channel sont des enseignes que Deja John étudie en Marketing dans sa prestigieuse école au Ming Chuan University de Taïwan

Son histoire sous les spotlights et dans les concours de beautés, commence quand elle découvre le jeune Vincent Mac Doom à la télévision de Sainte-Lucie. L’île britannique appelée la discrète des caraïbes  l’île a changé quatorze fois de mains entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, tour à tour française ou anglaise. L’île deSainte-Lucie est située au Sud de la Martinique, franco-anglaise, ses habitants parlent l’anglais et aussi le créole comme les martiniquais, les guadeloupéens ou les dominiquais.

Dans les rues de Castries, la capitale de l’île, Vincent Mac Doom, encore jeune homme se déplace avec aisance, se montre sur les podiums des créateurs les plus en vue, fait des interviews. La jeune Deja est bluffée et admire silencieusement ce monde de Strass, de Lumière où des silhouettes minces et belles comme des Stars, marchent avec élégance et maîtrise sur des talons aiguilles.

Mais les parents de Deja veillent et la jeune fille est sommée de passer toutes les épreuves des principaux examens scolaires. En attendant, sa mère, une trinidadienne professeur de sciences et son père, un haut technicien (élevé en Jamaïque) se déplacent beaucoup. Des raisons professionnelles les emmènent en Louisiane (USA), la petite Deja y reste de huit à onze ans. Puis la famille revient à Sainte-Lucie avec une petite Kianne qui complète désormais la famille John. Deja est de nouveau sur les routes, cette fois à Trinidad, puis retour sur son île natale, elle y passe l’équivalent du Baccalauréat.

L’envie d’aller plus loin, l’aide à obtenir un « scolarship » une bourse d’étude qui la conduit à Taïwan. Deja John choisit de faire un Master en Marketing mais la jeune étudiante a déjà une réputation dans le mannequinat et la jeune sainte-lucienne se fait remarquer sur les podiums en Asie du Sud-Est.

Les directeurs artistiques ne manquent pas de la solliciter. Elle défile à Castries à Sainte-Lucie, à Taipei à Taïwan, à Bali en Indonésie ou à Paris en France.

C’est au plus Grand Salon de la mode, au Who’s Next à la Porte de Versailles de Paris que nous l’avons saluée avant son départ pour Londres. L’occasion de retrouver le mannequin Deja John qui vit à Shortditch, dans le Nord de la capitale britannique.

La jeune fille qui se consacre à ce milieu dont rêve toutes les jeunes filles a des ambitions pour son Pays. Contrairement aux autres Pays de la Caraïbe, Sainte-Lucie peine à découvrir les talents des jeunes locaux qui sont forcés d’émigrer à l’étranger pour réussir. L’île, selon la Deja John, souffre d’une mauvaise organisation du secteur de la haute couture et ceux qui gravitent dans ce secteur du Luxe en vivent très mal.

Aussi, Deja John, envisage de revisiter le secteur du Fashion : « Les jeunes gens de Sainte-Lucie n’ont pas l’opportunité d’êtres vus, d’être admirés dans les défilés ou de figurer dans les revues et couvertures de magazines spécialisés. Ce n’est pas juste, ils doivent avoir leur chance de se faire remarquer » nous résume la jeune femme.

Son objectif, déclare-t-elle est de dépoussiérer et de créer sur son île, une nouvelle dynamique dans le Fashion.

Mercredi 25 octobre, Deja John a quitté Londres pour revoir ses amis, la jeune antillaise programme de passer les fêtes de Thanksgiving avec tous les membres de sa nombreuse famille sur son île natale, la discrète Sainte-Lucie.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy


Images C’news Actus Dothy/Facebook Deja John/Instagram


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