Fausses alertes à la bombe : Le procès de l’auteur présumé reporté

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L’homme de 44 ans, interpellé dans l’affaire des fausses alertes à la bombe en Martinique, est maintenu en détention. Lors de sa comparution immédiate ce vendredi 29 janvier, il a souhaité se défendre seul. Son procès a été renvoyé au 4 mars prochain.

Quand il pénètre dans la salle d’audience du Tribunal de Fort de France, l’individu ne semble pas inquiétant, ni dangereux. Il a 44 ans, il a une compagne et a fait de grandes études en sociologie (Bac +5). Il est calme quand il se place à la barre. Mais à la minute où ce dernier ouvre la bouche, tout change. Le tribunal apprend que le Foyalais de 44 ans a récusé son avocate et qu’il souhaite assurer seul sa défense. Le tribunal lui indique que l’assistance d’un avocat lui serait d’une grande aide. Mais il ne veut rien entendre. Durant toute l’audience il va alterner coup de gueule et phase calme. L’expert psychiatre n’a constaté aucun problème d’ordre mental. Un constat qui en a surpris plus d’un dans la salle.

Le procureur décrit le prévenu comme un homme dangereux qui pourrait recommencer à tout moment. Un toxicomane ayant une addiction au cannabis et un penchant pour les téléphones portable volés. Le procureur souhaite qu’il reste en prison en attendant la prochaine audience. Des propos qui énerve et agace l’homme à la barre. Il répond violemment au procureur. Il veut préparer sa défense tranquillement. Le prévenu ne partage pas l’avis du parquet. La prison n’est pas l’endroit idéal pour préparer « le jour le plus important de sa vie ». Son procès a été renvoyé au 4 mars prochain.

On ne connait pas encore les raisons qui l’ont poussé à commettre ces délits. Pour rappel, le 14 janvier plusieurs établissements vont recevoir un appel qui leur indique que « tout allait exploser ». Les lieux concernés étaient les suivants : l’hôpital Pierre-Zobda-Quitman, la mairie de Fort-de-France, l’aéroport Aimé-Césaire, les centres commerciaux La Galleria, Géant Batelière, Cour Perrinon et Océanis. A la suite de ce coup de fil plusieurs de ces lieux ont été évacués et fouillés. Après une enquête minutieuse les policiers ont remonté la piste jusqu’à un homme d’une quarantaine d’années qui vit à Fort-de-France. Il a été interpellé et placé en garde à vue mercredi dernier (27 janvier).

A.G