Festival de Cannes: Un jeune antillais primé meilleur acteur, invité à la Remise de la Palme d’Or !

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« C’est un peu de la magie et je suis très content de mon parcours pour le moment ».

Un parcours qui le fera grimper les marches du Palais du Festival en même temps que le célèbre acteur et réalisateur américain, Will Smith. Installé à Cannes depuis l’ouverture du Festival, l’américain Will Smith n’a cessé de surprendre les visiteurs du Festival cannois sensible à sa simplicité et son sens de l’humour.

C’est un acteur multiprimé qui se confie ce samedi 28 mai à 10 heures sur le Boulevard de la Croisette de Cannes, juste devant les marches du Palais, déserté ce matin.

Le temps de faire une photo pour remercier Dominique, (le discret mais remarqué par sa stature est garde du corps et aussi garde de sécurité au Festival)Sullivan Damascène-Galpin s’autorise une pause. Il est seul en cette matinée, privé de ses amis couche-tard, il nous raconte avec simplicité son parcours d’acteurs, toujours sans faute.

Deux ans qu’il est dans l’univers du cinéma et Sullivan Damascène-Galpin est un habitué des tapis rouges. Ce dimanche soir, il a marché dans les pas de Will Smith, membre  du Jury du 70 ème Festival de Cannes.

Avec le film « Divines » de la réalisatrice française Houda Benyamina le jeune acteur a reçu de nombreux prix d’interprétation. « Divines » qui met en avant les relations des jeunes de cités dans les banlieues françaises a été un tremplin pour Sullivan et lui aura permis d’être encore plus confiant mais sûr qu’il a fait le bon choix.

Loin, très loin du monde cinématographique, le jeune Sullivan Damascène-Galpin escomptait se lancer dans une carrière de Management en unité commerciale après avoir obtenu son BTS. La fibre de l’entrepreneuriat le prédestinant à monter son entreprise, Sullivan qui vit à Evry, dans le quartier des pyramides, finissait ses études se préoccupant d’avoir très rapidement un poste sûr quand il a été approché pour faire du cinéma.

Être entrepreneur ou devenir un acteur, un choix difficile reconnaît Sullivan Damascène-Galpin, né dans une famille modeste. Sa mère antillaise (Guadeloupe et Martinique) et son père d’origine zaïroise ne voyait pas d’un bon œil ces deux possibilités.

Quoiqu’il en soit aujourd’hui, Sullivan Damascène-Galpin a décidé qu’il deviendrait comédien et le jeune homme d’ajouter : « Après tout rien ne m’empêche d’être acteur et de créer ma boîte de production à côté ! » Pragmatique !

Depuis janvier 2015, date de son premier contact avec le cinéma, tout s’enchaîne.

Sullivan Damascène-Galpin qui se perfectionne aux jeux de l’acteur en suivant les cours de Karime BenHaddou, a joué dans « Trop de bruit pour rien », un court-métrage acheté par France Télévisions.
Une année plus tard, en 2016, le jeune acteur a enchaîné « Elikia », un autre court-métrage, il a tenu un rôle de figurant dans le film « Alibi ».
Toujours en 2016, Sullivan Damascène-Galpin participe au film  « Divines », le premier long métrage d’Houda Benyamina, actrice et réalisatrice, au parcours atypique. Le film est un succès en France et reçoit des Awards de différents pays étrangers.

Au Festival de Cannes, « Divines » obtient en mai 2016, la Caméra d’Or, lors de la Quinzaine des réalisateurs. Six mois plus tard, à la cérémonie des Césars, la réalisatrice et son équipe remporte le César du Meilleur premier film. Sullivan Damascène-Galpin qui est invité par l’équipe de « Divines » est ému, il est jeune, il a 21 ans. C’est sa première apparition à Cannes, la ville mondiale du Cinéma.

Cette année, avec assurance, en compagnie de ses amis, Destiné Sophie, Noé et Bahi, Sullivan est revenu sur les lieux du sacre de « Divines » mais l’antillais est serein. Il continue à apprendre, il sait désormais comment se constituer un réseau, lui qui n’a découvert le monde du film qu’en 2015.

A Cannes, il prospecte, on lui présente des projets, des gens fortunés l’espèrent dans leur prochain film.

Pour l’heure, il savoure encore sa dernière performance sur scène, c’était au Gymnase Marie Belle pour fêter les « 10 ans de Mille visages ». Une association créée en 2006, pour démocratiser l’Art par le Cinéma, le rendre plus accessible aux défavorisés cassant l’aspect élitiste qui éloigne certains citoyens du cinéma.
Plus de 800 personnes ont répondu à l’invitation de l’association.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/FaceBook C’news Actus Dothy
Photos C’news Actus Dothy


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