Festival de Cannes : Le guadeloupéen Bryan Roche est à Canal+ et soutient les films de la diversité

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« Je suis ici pour promouvoir et pour capter le mouvement de toutes les personnes afro-américaines, caribéennes et aussi pour travailler, pour faire du business, des contacts ! » c’est ainsi que Bryan Roche explique sa présence sur le sol cannois depuis l’ouverture du 70ème Festival du Cinéma.

Il est heureux, content d’être là. Au mois de Mai,  période du Festival Bryan Roche arrive à Cannes. l’antillais est électrisé par l ‘ambiance et fasciné par les rencontres possibles. Les films en compétition l’intéresse, les films d’auteurs, grand publics, les courts métrages. Tout ce que propose l’événement a un intérêt pour Bryan Roche seulement s’il vient à Cannes c’est avant tout pour aider les réalisateurs de la diversité si peu représentés dans cette grande manifestation mondiale.

Bryan n’a rien à présenter en compétition, n’a rien à vendre au Marché du Film mais se fait un devoir chaque année de participer à sa façon au Festival de Cannes. Il signe cette saison sa septième participation au Festival : « Je suis créateur de stand, je les monte, je fais de la permanence pour Canal ».

Le jeune homme est un métis de père guadeloupéen et de mère italienne qui vit entre Cannes, Vichy et Paris. Et comme beaucoup de saisonniers-cinéphiles il change de boulot,  mais accepte les « jobs » qu’on lui propose, histoire de se faire un nom, de découvrir de nouvelles personnes, de voir des films qui lui parlent et de vivre dans l’émotion que lui provoque l’ambiance, la fièvre du Festival.

Palais du Festival. 17h30, vendredi 26 mai, son travail sur l’organisation des plateaux de Studio Canal (Canal Plus) terminé, nous retrouvons le jeune homme au sous-sol du Palais de Festival prêt à suivre la projection d’un court-métrage américain.

Saisissant cette opportunité, nous le suivons et décidons de mieux le connaître en attendant l’heure du visionnage de Garden of Eden.

Un drame écrit par la jeune Robin Williams qui met en scène la question de l’homosexualité dans les sociétés humaines. Les actrices, l’interprète principale (la « lead actor ») Anyanwu Uwa et les réalisatrices du film sont venues soutenir le court métrage « Garden of Eden ».

Parti retrouver d’autres amis, invités à voir ce film new yorkais, Bryan Roche revient et s’installe pour une demi heure dans la salle de projection, Palais 3. Il regarde et suit avec attention « Garden of Eden », qui signifie en français « Jardin d’Eden ».

Lesbienne, une jeune fille est virée de son foyer familial par son père homophobe. Elle vit dans la rue et trouve un hébergement grâce à une association qui lui vient en aide.

Commence pour la jeune fille, une vie de marginale sous fond de violence et d’incertitude de l’avenir. Elle meurt tragiquement, abattue dans un ascenseur.

A la sortie, le jeune guadeloupéen nous donne son avis attendu : « C’est un beau film, réalisé par de jeunes femmes de New York. Il parle de deux réalités : l’homosexualité et le rejet des familles » et rajoute « C’est un sujet dont on ne parle pas beaucoup et de plus il est très bien joué ».


Nous l’interpellons sur la perception de l’homosexualité aux Antilles : « Les antillais sont souples mais ont encore des difficultés à affronter »  socialement et individuellement le sujet, nous répond-il en substance.

S’il regrette que les films de la diversité ne sont pas suffisamment programmés dans les salles de compétition, il reste optimiste et conseille à tous de foncer « de foncer tête baissée, il y a beaucoup d’opportunités et on ne les saisie pas ». Bryan, lui est un visionnaire et son vrai métier lu permet d’approcher les réalisateurs car il évolue dans la décorations.

Bryan Roche est créateur de mobilier naturel. Dans la vie de tous les jours, le jeune guadeloupéen crée des luminaires avec des minéraux, du bois ou du métal, depuis plus de douze ans. Un concept qu’il envisage de proposer à des responsables de Festival dès l’an prochain, pour bousculer les habitudes conventionnelles des stands érigés au sein du Palais du Festival.

Bryan qui arrive au mois de septembre en Guadeloupe où vit son père, nous explique pourquoi il faut casser les codes dans la décoration des Festivals de New York à Paris. Bryan a son idée :  Écoutez-le au micro de Dorothée Audibert-Champenois au 70ème Festival de Cannes :

Reportage à Cannes Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
Photos C’news Actus Dothy


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