Festival du Film Panafricain : Le Jury s’installe à Palm Beach et prépare les remises de Prix

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« Il nous arrive quelquefois de ne pas être contents de certains films mais nous allons quand même jusqu’au bout du visionnage », c’est Mary-Noël Niba, la présidente du Jury des documentaires au Festival du Film Panafricain qui se confie à la presse.

« Quand chacun de nous, rend sa note, on fait la moyenne et c’est la note finale qui compte« , ainsi sont désignés tous les lauréats des différents Prix du Dikalo Awards au Festival International du Film Panafricain à Cannes sur la Côte d’Azur.

Mary-Noël Niba insiste « Il faut être objectif, nous sommes des professionnels du cinéma ou dans l’Art. Quand un film est bon, on le sait, unanimement on sait qu’il est bon ! ».

Être Jury c’est être un spectateur ou cinéphile averti mais la principale mission c’est distribuer des récompenses.  Une responsabilité qui force chacun des membres à être dans les salles obscures, un acteur , attentif, disponible, vigilant mais surtout exigeant pendant les projections.

Leur engagement durant le Festival est tel, que les membres du Jury peuvent faire ou défaire une réputation d’un film ou d’un réalisateur. La tâche est difficile quand il y a tant de films à voir sur un temps très serré. Nombreux sont ceux qui rêvent pourtant de faire partie d’une telle équipe mais il faut répondre à certains critères professionnels qui sont les mêmes partout. Savoir analyser, porter des critiques objectifs, aimer travailler en groupe, connaître le domaine dans lequel intervient le membre du Jury   : « Beaucoup de personnes veulent être membre d’un jury, mais il faut déjà être retenu par les organisateurs du Festival ! »

Les critères de notations sont très précis, « ce sont des critères pour les analyses filmiques » et ce sont les mêmes notes qui « sont utilisées dans tous les Festivals » de cinéma. Mais chaque Jury s’organise et chaque commission est unique dans tous les Festivals. Les fictions ou documentaires sont notés sur une échelle de 1 à 10 pendant la projection et les notes restent confidentiels. 

Selon Mary-Noël Niba, un film qui est reconnu excellent « a répondu à plusieurs critères  scientifiques » : Tout d’abord, c’est une belle histoire, si la trame est bien menée, c’est une belle écriture scénaristique, la qualité du son, la qualité de la musique, toute la partie technique est importante et « est prise en compte ».

Dans ce Festival de Cinéma qui regroupe des films très divers, le Jury « s’est entendu » pour suivre au moins cinq réalisations par jour. « 50 films pendant cinq jours c’est beaucoup! » Les membres des trois commissions se croisent seulement aux pauses repas, l’occasion de faire le point sur les films visionnés. Un boulot à temps plein pour ce Jury du FIFP qui cette année est composé d’artistes, de chanteurs, de comédiens et surtout de cinéastes. Ils sont à Palm Beach à la Pointe de la Croisette de Cannes depuis samedi 8 avril jusqu’à la fin de l’événement.

Tous, finissent tard dans la nuit, et tous les jours, insiste la cinéaste camerounaise, Mary-Noël Niba : « On termine notre travail très, très tard. Et même à une heure du matin on continue à débattre sur ce que l’on a vu dans la journée et on se couche parfois à trois heures du matin ».

Au FIFP, le Président du Festival, Basile Nguangue Ebelle a pensé opportun de créer trois équipes, trois jury.

Le Jury long métrage est présidé par Sidiki Bakaba 

Sont membres du Jury du FIFP :
Henri Henriol (cinéaste martiniquais)
Maik Darah (France)
Stana Roumillac (comédienne Guyane)
Mari-Noël Niba (cinéaste camerounaise)
Hurel Regis Beninga (Centrafrique)

Stana Roumillac, la guyanaise en discussion avec Mary-Noël Niba, est aussi la Présidente du Jury Court métrage fiction (à gauche)

Mary-Noël Niba préside également la commission des documentaires.

Le burkinabé Karim Ouedraogo, est le créateur du Dikalo Awards remis aux réalisations les plus méritantes. Des sculptures qu’il réalise dans son atelier de Saint-Ouen en région parisienne.

Écoutez la cinéaste, Mary-Noël Niba,

Elle est présidente de la commission documentaires au FIFP (Festival International du Film Panafricain) :

Reportage à Cannes/Palm Beach : Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
Photos C’news Actus Dothy