Feux rouges pour les voitures qui roulent aux diesel, c’est bientôt la fin !

Vues : 1721
ngt-ban-ap-L1

« Il faut sortir de l’avantage du diesel sur cinq ans », c’était l’annonce de Ségolène Royal en octobre 2015.
En attendant, la Ministre de l’écologie table sur une augmentation des taxes sur le diesel.
C’est sur la chaîne France 5 que Ségolène Royal avait annoncé l’intention du gouvernement, de miser sur les voitures dites « propres ». La Ministre a aussi précisé que des « réunions à ce sujet » seront menées dans le cadre du « débat de la loi des finances ».

Dans le même temps, la secrétaire nationale d’Europe Ecologie les verts (EELV) exhortait la ministre à supprimer les « aides au diesel » sur cinq ans également. Selon Emmanuelle Cosse, candidate , « la niche fiscale pour le diesel » dégagerait « 7 milliards d’euros », et permettrait aux «  ménages de s’acheter des voitures propres ».

Des réflexions qui interviennent au moment où les véhicules les plus polluantes et immatriculées avant 1997 sont interdites de circuler dans Paris (hors bois et périphérique) depuis le début du mois de juillet. Pour la capitale c’est la deuxième phase d’un plan « qualité de l’air » qui a démarré en 2015.

De son côté, Matthias Muller, le Pdg du groupe allemand Volkswagen s’interroge sur l’opportunité de poursuivre le développement des technologies diesel. Il craint le renforcement des législations européennes pour combattre les émissions polluantes d’ici 2020.

Quant à l’Organisation mondiale de la santé (Oms), en déclarant le diesel comme carburant cancérigène, elle en fait une priorité pour lutter contre les émissions de CO2 causée par les fortes émissions de particules fines que dégage le diesel dans l’atmosphère.

Selon Bernard Jomier, adjoint d’EELV en charge de la santé, la pollution provoque 40 000 décès par an et « les habitants des grandes villes perdent six à huit mois d’espérance de vie » à cause de la pollution de l’air.

Dorothée Audibert-Champenois