François Hollande trébuche en Haïti

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François Hollande s’est arrêté, ce mardi 12 mai en Haïti, dernière étape de sa tournée dans les Caraïbes.

Le président a pris bien soin de ne pas répéter sa maladresse commise en Guadeloupe, dans son discours d’inauguration du Mémorial ACTe, centre dédié à l’histoire de l’esclavage.

« Quand je viendrai à Haïti, j’acquitterai à mon tour la dette que nous avons », avait-il déclaré. Une déclaration qui avait suscité nombre de faux espoirs en Haïti, alors que le président parlait que d’une « dette morale ».

Hollande trébuche en montant à la tribune, à Port-au-Prince, et esquive la question de la dette. Il promet plutôt un accompagnement de la France dans le développement d’Haïti, en offrant un soutien renforcé au système éducatif. 50 millions d’euros vont être investis en Haïti pour soutenir le programme de scolarisation gratuite et obligatoire initié par le président Michel Martelly dès le début de son mandat.

Une coopération utile, mais nombre d’Haïtiens tiennent à rappeler que la dette, estimée aujourd’hui à 17 milliards d’euros, qui a été payée aux anciens colons pour compenser leur perte de revenus après l’indépendance, a plongé le pays dans la pauvreté.

Photo : Le Monde

 

 


3 commentaires :

  1. ATTILUS DASNAER

    Une reconnaissance «morale» dis-tu. Pour moi elle est aussi mais surtout financière.

    «J’acquitterai à mon tour la dette que nous avons»… L’annonce fracassante de François Hollande a donc été chaudement applaudie, avant d’être rapidement suivie de précisions aux allures de rectificatif: il n’y aura pas «d’éléments financiers» comme certains l’auraient compris, a expliqué l’entourage du président. «C’est une reconnaissance morale des pays qui ont profité des situations d’esclavage», a-t-on indiqué. «La seule dette qui doit être réglée, c’est de faire avancer l’humanité», a ajouté François Hollande.

    Lors d’un discours dimanche en Guadeloupe, le président s’est engagé à «acquitter» la dette de la France envers Haïti.
    «Quand je viendrai à Haïti, j’acquitterai à mon tour la dette que nous avons». Cette phrase, prononcée dimanche par François Hollande, a suffit à semer le trouble.

    De quoi s’agit-il ?
    «La monarchie de Charles X (…) réclama à la jeune République d’Haïti une indemnisation d’Etat de 150 millions de francs-or afin d’indemniser les colons qui le réclameraient», a déclaré François Hollande. Sous la menace d’une invasion militaire et d’une restauration de l’esclavage, les Haïtiens ont réglé cette dette entre 1827 en 1885. Un dédommagement qui équivaudrait à au moins 17 milliards d’euros d’aujourd’hui, et qui a fortement entravé le développement économique de ce pays considéré comme l’un des plus pauvres du monde.

    Il n’y a pas de « réalisme merveilleux » dans la politique comme elle existe dans la littérature de Jacques-Stephen Alexis. Croire dans une restitution de la dette d’indépendance par les autorités françaises présentement relève du rêve, du bovarysme, du « merveilleux », de la myopie politique. Le peuple Haïtien pardonnera à Hollande puisqu’il tient toujours des discours d’attardé.
    À mon avis, sa petite phrase loin d’être un engagement, ressemble plutôt à une affaire informe sans contours définis. Comme les aiment les politiciens, une expression fourre-tout. Des formules conçues dans des laboratoires qui permettent de créer l’illusion, de faire croire qu’on s’adresse aux concernés.
    On oublie trop souvent que quand ces prédateurs s’attardent sur nous, c’est toujours pour justifier leurs politiques, comme si nous étions victimes d’une sorte fatalité qui les forces aujourd’hui encore à nous brutaliser, exploiter, humilier et font tout pour nous empêcher de sortir de l’abîme dans lequel ils nous avaient précipités. D’ailleurs, sait-on vraiment si les pauvres esclaves d’il y a trois cents ans le sont toujours? Ont-ils été remplacés par d’autres? S’en sont-ils sortis? Si oui, comment?
    Nous n’avons pas choisi de naître esclaves, pauvres et noirs mais nous pouvons choisir de nous en sortir. Et devinez comment? En reprenant le flambeau de nos ancêtres pour continuer le combat qui nous libérera du sous-developpement. Sinon, il n’y a point de salut pour qu’Haïti reste un pays.
    La France n’a plus de dette morale envers Haïti! Cette dette morale, c’est-à-dire l’affront de nous avoir traité comme des choses a été lavée, dans l’honneur des champs de bataille de 1789 à 1804. Il ne reste qu’une simple dette financière qui est de la compétence d’hommes de droit et de moralité. A l’époque de nos ancêtres il y avait des hommes d’honneur, à l’époque d’aujourd’hui il n’y a plus dans monde des hommes de droit, ni des hommes de justice et de moralité qui osent se manifester! La terre est occupée par des prédateurs et leurs vassaux.

    D. Attilus « Petit fils d’esclave ».

  2. paindoux

    Marathon + décalage horaire + chaleur ne font pas bon ménage. Donc, il ne faut pas s’étonner ! je pense qu’il est FA…TI..GUé

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