Francophones : Ils ont préféré Cambridge la meilleure université anglophone d’Europe

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Pourquoi les francophones sont-ils de plus en plus nombreux à s’expatrier à l’Étranger pour démarrer ou poursuivre leur études ? Nous avons rencontré une jeune étudiante qui a fait le même choix que ses aînés.

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Entourée d’étudiants qui préparent la fête d’Halloween, elle nous confie pleine d’entrain :  « En Angleterre, c’est plus simple plus pratique ! » Yemi Chabi nous dira plus tard pourquoi elle a privilégié l’enseignement en anglais.

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Nous sommes à la veille de la fête d’Halloween qui « honore » durant toute une nuit, les sorcières  et les zombies au Royaume-Uni. Les étudiants de l’Université d’Anglia Ruskin de Cambridge, sont sur leur 31. Prêts pour célébrer cette liesse très populaire au Royaume-Uni.

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Ce vendredi 28 octobre, il est 11 heures du matin, la jeune Yemi Chabi qui est francophone, quitte la Bibliothèque principale (The Library), une occasion pour nous de l’interpeller sur ses études qui ont démarré depuis septembre dernier. La jeune fille qui souhaite se lancer dans une carrière  audiovisuelle, a choisi l’Université d’Anglia Ruskin, un des 340 établissements d’enseignement supérieur qui composent la ville Universitaire de Cambridge.

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La ville de Cambridge, située dans le Nord de l’Angleterre héberge une des plus prestigieuses universités en Europe, l’Université de Cambridge, à l’égal de celle d’Oxford aux USA.

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Avec plus de 29 000 étudiants sur le site, l’Université de Cambridge est la plus importante en Europe, elle est appréciée des francophones pour la qualité de son enseignement.

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Avant de discuter avec Yemi Chabi, c’est un groupe de fille qui s’active pour la célébration d’Halloween, elles nous proposent des gâteaux faits maison dans le hall. Des produits qu’elle vendent en prévision de leur soirée du lundi 31 novembre, fête officielle où l’on déguste un friandise spéciale, un gâteau irlandais :  le « barmbrack ».

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Ann Carolanne, Hannah et Elli sont étudiantes en sciences de l’Animation, toutes terminent leur licence en mai 2017. Elles discutent avec Marvellous N’abe, comme nombre d’étudiants sur le site, ils travaillent pour leur association respective, ils sont soit dans la vente ou l’événementiel.

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En direction de Grafton Centre, c’est Yemi Chabi 18 ans que nous rattrapons. La jeune francophone, après 12 ans de scolarité française vient d’obtenir son baccalauréat équivalent à la « Year 12 » au Royaume-Uni. Ce diplôme secondaire français, reconnu en Angleterre, simplifie le nombre de documents à fournir et facilite l’inscription aux Universités de Cambridge.

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La jeune fille coquette, aux allures de collégienne, chaudement recouverte, écouteurs aux oreilles, est pressée, elle doit récupérer son NIN (National Insurance Number), le sésame qui lui permettra de travailler comme étudiante en Angleterre, il correspond au numéro d’immatriculation en France. L’étudiante accepte de nous consacrer quelques minutes, elle explique ses objectifs d’avenir et nous donne les raisons de son arrivée à Anglia Ruskin.

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Yemi Chabi, franco-italienne, veut devenir Réalisatrice. La bachelière qui souhaite avoir de bonnes bases dans le domaine du cinéma a « commencé depuis plus d’un mois une formation théorique et pratique de haut niveau », dit-elle. Ses études des classes primaires au classes secondaires, elles les a suivies dans des écoles françaises à Pékin où vivent ses parents. Yemi est francophone. Elle s’exprime parfaitement en français et aussi dans différentes langues comme le mandarin (langue officielle en Chine), seulement elle a écarté toute idée de poursuivre sa formation professionnelle en France.

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Une fois son bac en poche, Yémi Chabi décide de s’inscrire dans une université anglophone pour changer d’horizon et se donner plus de chance de réussite à l’international.

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Au mois de septembre dernier l’étudiante pose ses valises à Cambridge, à une heure de Londres. Cela fait maintenant deux mois qu’elle a commencé ses cours, rendu des travaux, qu’elle participe à la vie étudiante. Yémi a eu largement le temps de comparer les deux enseignements anglophone et francophone. Malgré une discipline stricte des institutions anglaises et les contraintes d’être une immigrée en Angleterre, elle ne regrette toujours pas son choix.

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A l’université d’Anglia Ruskin à Cambridge, au programme des cours de cinéma : Des analyses de films, des études théoriques en histoire et esthétiques sur le 7eme Art et enfin des exercices pratiques.

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La jeune étudiante ne tarde pas à vanter les points positifs : Tout d’abord sur l’aspect pédagogique des cours : « En France, dans une dissertation, on va chercher le point de vue psychologique et philosophique du sujet, on ira au delà de la question posée. En Angleterre, il s’agit de respecter la consigne imposée et c’est tout. C’est beaucoup plus simple. Les devoirs sont plus concrets dont plus faciles à comprendre et à résoudre ». D’autre part, Yemi apprécie de devenir totalement autonome, elle devra s’impliquer dans la vie sociale étudiante et trouver des objectifs précis à réaliser dans une société anglaise charitative, très impliquée socialement et professionnellement.

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Yemi Chabi aborde ses trois années d’études avec sérénité, elle prépare son Bachelor, le premier grade universitaire de premier cycle (Licence en français).

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Sans bourse, la jeune étudiante s’active pour décrocher son premier travail. A Anglia Ruskin, le bureau de l’École se charge d’aider les jeunes à la recherche de leur premier emploi, elle est rassurée.

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12 heures, Yemi Chabi disparaît dans Burleigh Street, une rue commerciale et animée de la ville.

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Nous sommes avec d’autres étudiants, ils sont africains, ils terminent leur cursus universitaire.

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C’est le cas de Sadeek (francophone) et de Nina (ci-dessus), ils sont respectivement du Cameroun et du Nigeria. La flamboyante Nina nous annonce fièrement qu’elle sera spécialiste de la mode (Fashion). Comme son ami Sadeek aspirant ophtalmologue, ils clôturent bientôt trois années d’études à Anglia Ruskin.

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Les dernières minutes dans le hall de la cafétéria nous donne l’opportunité d’échanger avec Mensah et Funmi, elles sont en dernière année de leurs études juridiques. Les résidentes de Cambridge campus seront avocates, pas sûres ! Les jeunes filles n’ont pas encore choisi leur futur métier.

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Leur collègue Marvellous N’abe et ses amies sorcières sont toujours dans le hall pour un long week-end hanté de citrouilles et de zombies (veille de la fête de la Toussaint en France et aux Antilles).

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Les étudiants célèbrent tous Halloween, la fête traditionnelle anglaise d’origine Celtes. Ils ont rangé pour quelques jours leurs livres et leurs classeurs. Au programme : potirons, bonbons, contes horrifiques, feux d’artifice, jeux d’enfants, balais et Jack-ò-lanterne, la lanterne emblématique d’Halloween.

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Yemi Chabi qui sera sans doute de la fête traditionnelle nous dit dans cette interview enregistrée par Dorothée Audibert-Champenois, notre correspondante en Angleterre, tout le bien qu’elle pense de l’enseignement supérieur à Cambridge. Ecoutez-la :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/C’news Actus
Photos Dothy A-Ch


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