Frédéric Lefebvre : « La France doit investir massivement dans l’Outre-mer »

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Le député de la première circonscription des Français établis hors de France, Frédéric Lefebvre était de passage en Martinique. L’occasion pour nous de lui poser quelques questions sur ce qu’il attend de la Martinique et plus généralement de l’Outre-mer.

  • Depuis votre arrivée en Martinique, qui avez-vous rencontré comme personnalités politiques locales ?

J’ai eu le plaisir de dialoguer avec de nombreux élus. Avec Yan Monplaisir (le 1er vice-président de l’Assemblée de Martinique) qui est un ami depuis de nombreuses années. Nous avons travaillé sur un projet de passerelle avec les Etats-Unis pour les jeunes Martiniquais. Chantal Maignan (Conseillère municipale du Robert et Présidente du Parti Régionaliste Martiniquais) m’a accompagné dans un dialogue au « Senat » à  Schœlcher avec des entrepreneurs sur la liberté d’affiliation au RSI. Ce fut chaleureux et constructif.

Karine Mousseau (Secrétaire territoriale des Républicains de Martinique; Présidente du CMT) et Fred-Michel Tirault (Président des Républicains de Martinique et Maire du Saint-Esprit) m’ont fait l’amitié de venir à ma réunion publique à la Villa Monrose. Avec Christian RAPHA, le Maire de Saint-Pierre et Secrétaire Général du PRM nous avons évoqué la nécessité d’ouvrir la Martinique à son environnement régional.

Mais mon ami Johan Gaudoux m’a aussi permis de rencontrer Micheline Léandre, Secrétaire générale du Cercle Démocratique de Martinique (CDM), Steeve LOUIS-MARIE, Maurice Laouchez et de nombreux élus locaux.

  • Qu’avez-vous fait durant votre séjour ?

J’ai d’abord été à la rencontre des Martiniquais. Des entrepreneurs  à « l’After du Cercle » au Senat Beach. J’y ai défendu la liberté d’affiliation au RSI et j’ai vérifié que c’était une attente forte ici. Je n’en doutais pas… J’ai évoqué l’agriculture avec Georges et Lili à la ferme laitière « Le Domaine de Fregate ». Quelle réussite et quelle passion. Je les aide à se connecter à l’environnement régional et notamment l’Amérique du Nord.

J’ai rencontré beaucoup de jeunes et notamment un garçon talentueux et audacieux,  le producteur de musique Donshorty. Nous allons nous revoir. Et puis tant de Martiniquais, souvent jeunes, entreprenants, ouverts sur le monde, sont venus me rencontrer à la réunion publique à la Villa Monrose. Des gens de toutes tendances politiques qui veulent que l’on s’additionne.

Comme vous le savez je vote les textes de loi, même quand le gouvernement socialiste les propose, quand je pense qu’ils sont bons pour les Français.

  • Vous êtes en campagne pour les primaires de la droite, que pensez-vous de l’attitude du parti politique auquel vous appartenez ?

Je suis concentré sur les Français pas sur mon parti.

  • Que pensez-vous de la politique de la droite martiniquaise ?

Je crois peu au logiciel droite/gauche. Il est usé jusqu’à la corde. En Martinique s’il reste des divisions, j’ai vu avec plaisir que l’esprit du moment est aux additions. Et j’ai été heureux de pouvoir partager avec les uns et les autres et de rassembler autour de cette attitude politique que je défends.

  • Pour remporter les élections régionales les élus de droites (dont Les Républicains font partie) se sont associés avec un mouvement indépendantiste (Gran Sanblé), approuvez-vous cela ?

Je vous ai dit que je suis favorable aux additions. Si la Martinique veut prendre son envol il faut que les hommes et les femmes politiques travaillent ensemble.

  • Quel est votre regard sur les problèmes qui concernent la collectivité territoriale de Martinique ? (économie, violences, chômage, …)

La France doit investir massivement dans l’outre-mer. Je veux connecter la France au monde. La France d’outre-mer y est prédisposée. Il faut enfin que nous travaillions ensemble les élus d’outre-mer de toutes tendances politiques avec les députés des Français de l’étranger. Je multiplie en ce sens les contacts avec Nouveaux-Horizons, mon think tank, pour développer une stratégie de développement des régions ultra périphériques, aller chercher les fonds structurels européens et développer les politiques horizontales avec l’environnement régional plutôt que de se limiter aux politiques verticales avec la métropole.

Je travaille avec tous les élus, les maires notamment, quelle que soit leur appartenance politique pour cela. Créer un pôle d’attractivité dans chaque territoire d’outre-mer. En Martinique c’est aux élus de choisir le secteur qu’ils veulent privilégier. Créer des formations au codage connectées à l’Amerique du Nord. Inciter les entreprises américaines et canadiennes à développer des centres de R&D (recherche et développement) en Martinique pour bénéficier du crédit impôt recherche.

J’ai aussi proposé un service civique en Amérique du Nord à beaucoup de jeunes que j’ai rencontré. Si on veut sortir de la violence il faut redonner de l’espoir. Mais cela passe évidemment par le soutien à nos forces de l’ordre. Respect et moyens. À Pointe-à- Pitre, j’ai manifesté aux côtés des policiers Guadeloupéens. La veille j’ai échangé avec des policiers Martiniquais. L’outre-mer ne doit pas être oubliée de l’effort national que j’appelle de mes vœux pour soutenir nos forces de sécurité.

Propos recueillis par A.G