Fusillade du Paparazzi : la version de « Kankan »

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Depuis son interpellation, aucune information n’avait filtré. Depuis celui que l’on surnomme Kankan a livré sa version des faits. Hier matin il est passé devant le juge des libertés et de la détention. Suite a cela le procureur a donné une conférence de presse.

Les zones d’ombres commencent à disparaitre dans l’affaire de la fusillade du Paparazzi. Yoan Candale surnommé a donné sa version des faits après s’être rendu à la police lundi dernier. Hier le juge des libertés et de la détention a mis en examen le Martiniquais de 30 ans pour homicides et port d’arme de catégorie B. Il a été écroué à la prison de Ducos. De son côté le procureur Eric Corbaux a donné quelques éléments de la version de Yoan Candale, surnommé Kankan.

Ce qui est sûr dans cette affaire c’est que trois personnes ont perdu la vie. Il existait une rivalité assez ancienne dont les raisons sont, pour l’instant, encore floues. Dans la nuit de samedi à dimanche une première altercation a eu lieu dans une autre boite de nuit du Lamentin. La deuxième a eu lieu au Paparazzi le dimanche matin aux alentours de 5h30.

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Kankan

Il semblerait que l’une des victimes, Ronaldo Saint-Philippe surnommé l’Américain, ait ouvert le feu en premier en direction d’Eddy Jean-Zephirin, Karyta Medelice et Yoan Candale. C’est après cela que les deux premières victimes auraient perdu la vie. Un deuxième échange de tirs aurait alors eu lieu entre Kankan et l’Américain. Ce dernier sera touché, pour l’instant impossible de déterminer quelle balle a causé la mort de Ronaldo Saint-Philippe. Selon nos sources il semblerait que Karyta Medelice était très proche de Yoan Candale. C’est après avoir constaté la mort de la jeune femme que Kankan aurait « fini le travail » sur l’Américain ».  Ce dernier avait pas moins de 16 impacts de balles sur tout le corps.

Mais pour que tout cela soit confirmé, il faudra attendre les résultats des analyses balistiques et également la reconstitution des faits pour déterminer les responsabilités de chacun. Les caméras de surveillance de la boite de nuit auraient pu apporter des éléments de réponses supplémentaires mais elles étaient défaillantes le jour des faits. Pourquoi ces hommes étaient-ils armés ? Pourquoi ont-ils sorti leurs armes en plein milieu d’une foule ? Cela aurait-il pu être évité ? Kankan dit-il la vérité ? Autant de question auxquelles la justice devra répondre.

Dans cette affaire une autre enquête a été ouverte par le procureur de la république qui s’interroge sur les conditions d’embauches des protagonistes.

A.G


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