Grève usine Didier : le syndicat CGTM s’exprime

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Certains salariés de la société SEEMD, qui fabrique les eaux Didier en Martinique, sont en grève depuis 12 jours. Le syndicat a souhaité réagir après la publication d’un texte de la direction à destination de la population, en date du 27 mai dernier.

« Les demandes excessives et les blocages illicites […] mettent […] en danger ce bien commun qu’est l’entreprise SEEMD […] La direction prétend que la demande correspond à un surcoût pour l’entreprise de 100.000 euros par an, et à une augmentation de 7% de la masse salariale, qui se rajoute aux augmentations déjà obtenues par les salariés ». Ce sont ces quelques mots qui ont ravivé les tensions entre la direction de la SEEMD et les salariés grévistes. Pour rappel la société s’occupe de la production des eux Didier, 113 et Mabelo.

Le syndicat a souhaité à son tour informer et rappeler ses revendications. « De plus, la direction de la SEEMD tente de faire diversion en dirigeant les regards ailleurs que sur le vrai problème : l’accaparement par une minorité de la richesse produite par cette entreprise en situation de monopole et de rente, et ce, depuis des années. » La CGTM indique que les nombreuses subventions et exonérations attribuées à l’entreprise ont été passées sous silence. L’organisation syndicale s’intéresse également aux montants reversés aux actionnaires ses dernières années.

Les demandes des grévistes couteraient 100 000 euros par an, soit 7,50 euros par jour et par salarié. Ils pensent que cela est tout a fait possible mais que la direction refuse. « Elle ne dit rien non plus des conditions de travail, des cadences, pour des salaires à peine corrects qui permettent à ces possédants de se développer sur notre dos »

Les employés veulent une augmentation de salaire de 75 euros et une prime annuelle de 580 euros. Ils estiment leur revendications justes et maintiennent leurs demandes et appellent les travailleurs à leur apporter leur soutien.

A.G