Guyane-Paris : « La fusée restera au sol tant qu’on n’aura pas de totale satisfaction! »

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« On est en osmose avec eux, on est uni, uni par la pensée avec eux, uni avec leur lutte »
Sous un ciel lumineux, Tambours, chants et drapeaux animent l’appel à mobilisation pour la Guyane. (Vidéo et témoignage en fin d’article).

Vert (l’Amazonie), Jaune (le Soleil et l’or), l’Étoile rouge (pour le sang versé), les couleurs du drapeau guyanais flottent devant l’Hôtel des Invalides, il est 13 heures.

Plus de 450 personnes sont en cercle sur la place Vauban dans le septième arrondissement de Paris. Soleil magnifique, belle lumière, la mobilisation guyanaise s’annonçait calme et l’a été durant les trois heures qu’a duré le rassemblement de soutien à la Guyane. La forte majorité de manifestants qui ont répondu à cet appel de soutien, étaient des guyanais.

Signe de solidarité, les peuples autochtones originaires de Saint-Laurent du Maroni et quelques antillais  portaient drapeaux et vêtements noirs de circonstance, clin d’oeil au collectif des « 500 frères« . Seuls, les cagoules n’étaient pas autorisées ce samedi après-midi.

De Dunkerque, de Créteil ou de Cayenne, ils veulent tous que les négociations aboutissent mais précise Johanna  (à gauche ci-dessous) : « Nous irons jusqu’au bout si nous ne sommes pas satisfaits ». Preuve d’un déterminisme clair et non négociable, elle ajoute « Nous sommes à un point de non retour et la fusée restera à terre tant que nous n’aurons pas de réponses satisfaisantes à nos revendications ».

10 jours que la Guyane est paralysée par un appel populaire qui mobilise tous les acteurs des différents secteurs du département français situé en Amérique du Sud. L’enseignement, l’économie, la culture, la sécurité, le chômage sont des questions posées aux deux ministres arrivés sur place, Ericka Bareigts (ministre des outre-mer) et Matthias Fekl (ministre de l’intérieur) . Sans carburants, les avions ne décollent plus de la Guyane. Bernadette, est encore à Paris. Un seul vol a été assuré hier depuis le début du conflit.

Josiane Beausoleil-Liso, fait partie des organisateurs de cette mobilisation, elle est porte-parole du Collectif pour la Guyane en Ile-de-France. Samedi dernier, dans une salle municipale du Blanc Mesnil, 14 associations guyanaises dont l’Association Sinnamary, Rouleau d’or, Tcho péyi, Mo ici mo lot bô, se sont réunies et ont créé ce « Collectif de Soutien Pour la Guyane ».

Leur but, faire écho au « Collectif Pou lagwiyann dékolé » qui défile dans les rues guyanaises depuis plus d’une semaine : « Il fallait rendre visible ce qui se passe en Guyane ».

A l’origine, une marche avait été décidée et finalement, cette rencontre « permet d’être ensemble », poursuit Josiane installée à Paris depuis plus de quarante ans.

Pour l’heure grâce à ses relais personnels, et au direct de Radio Peyi (salué par tous), Josiane Beausoleil-Liso qui vit à Paris décrit une situation qui évolue : « Toutes les revendications ont été remises aux deux ministres, même celles des peuples autochtones, des Amérindiens et des bouchiringués ». Aujourd’hui, 800 pages sont dans le camp du gouvernement, et les guyanais attendent une réponse.

De Paris, Josiane insiste : « On n’est pas là pour parler à leur place, on les soutient, je suis sûre, quand ils nous regarderont, ils vont êtres fiers ! ». Nous on attend que les revendications soient entendues ».

Ecoutez Josiane Beausoleil-Liso, la guyanaise est porte-parole du Collectif de soutien pour la Guyane initié par 14 associations de guyanais qui vivent en Ile-de-France.

Vidéo (ci-dessous) de la manifestation en soutien à la Guyane :

Publié par C'news Actus Dothy sur samedi 1 avril 2017

Reportage Dorothée-Audibert/Facebook C’news Actus Dothy Photos C’news Actus Dothy


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