Installlation du maire de Fort-de-France : les élus de l’opposition quittent la salle

Vues : 32

didier-laguerre-maire-de-fort-de-france

Ce samedi matin, Didier Laguerre est devenu officiellement le maire de la ville de Fort de France. Pendant la séance d’investiture, les 10 membres de l’opposition ont quitté la salle précipitamment. Ils estiment avoir été victimes d’insultes, lancées par une poignée de sympathisants du PPM, à l’encontre de Francis Carole, conseiller municipal d’opposition.

Un membre du PPM explique sur son mur Facebook : « Insulte ? « bo fè a nou pété lomba carol »… J’ai lancé ce refrain quand ses amis se sont mis à hurler Francis…Francis…pour casser l’ovation singulière qui était faite à Didier Laguerre. Rien que ça. Mes amis PPM et autres qui se sont trouvé offusqués je n’en ai rien à foutre. La riposte face aux populistes doit être immédiate. Au fond depuis quand ce refrain est une insulte ? »

Communiqué de Francis Carole ci-dessous :

francis-carole-conseiller-municipal-de-l-opposition

Ce samedi matin, 29 mars, lors de la mise en place du conseil municipal de Fort-de-France, les responsables et militants du néo-PPM ont démontré, une fois de plus, leur absence de respect vis-à-vis du suffrage populaire et leur manque de hauteur de vue.En effet, au moment de l’appel de la liste de l’UNION POUR LE CHANGEMENT À FORT-DE-FRANCE, les militants de l’équipe sortante, entraînés par un conseiller de la majorité régionale, ont commencé à conspuer nos élus. Puis, très rapidement, les injures et les insultes ont fusé, avec, entre autres : « Nou pété bonda Carole ! »

À aucun moment le maire sortant qui présidait la séance, responsable de la police de la salle, n’est intervenu pour rappeler à l’ordre les militants du néo-PPM.Dans l’enceinte même de la salle de délibération, les injures venant des militants du néo-PPM constituent, selon la loi, un outrage contre les élus de l’UNION qui ne restera pas sans suites.

Devant une telle situation, les dix élus de l’UNION ont pris la décision de quitter la salle de délibération.Comme l’a précisé avec force Francis CAROLE devant la presse, cette attitude, digne et ferme, a été guidée par la « volonté de faire respecter les 8403 électrices et électeurs qui ont fait confiance à notre liste ». « La mairie n’est pas la propriété privée d’un parti et chacun doit y être respecté », a poursuivi la tête de liste de l’UNION, et « nous serons sans concession sur la question du respect du suffrage populaire ».    Francis Carole

Crédit Photo Didier Laguerre : Benny