Israël veut emprisonner indéfiniment ses migrants africains ou les déporter

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Comme les Etats-Unis, qui prévoient d’expulser plus de de 55 000 migrants haïtiens, Israël, son partenaire au Proche-Orient aurait trouver un plan presque similaire pour résoudre la question des réfugiés. Selon le Magazine Atlanta Black Star, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu prévoit d’expulser ou d’emprisonner à vie, 40 000 demandeurs d’asile africains, dont 27 500 du Soudan et 7 800 d’Érythrée. Une annonce qui a suscité des critiques de la part des Nations Unies, des groupes de défense des Droits humains et de la communauté africaine réfugiée en Israël.

Les Africains, qui ont fui leur pays d’origine pour échapper aux difficultés économiques et à la répression politique, n’auront que deux alternatives : Quitter ( en trois mois) Israël, probablement pour le Rwanda ou l’Ouganda, ou rester en Israël pour une durée indéterminée. Israël a prévu de verser au Rwanda 5 000 dollars pour chaque migrant africain qu’il accepte et 3 500 dollars à chaque Africain qui part. Le gouvernement israélien se chargera du billet d’avion.

Netanyahu a qualifié les migrants, d’ «infiltrés», un terme péjoratif utilisé pour désigner les peuples africains qui migrent. « Ce retrait est rendu possible grâce à un accord international que j’ai conclu, qui nous permet de retirer les 40 000  «infiltrés ». C’est très important », a-t-il dit. Les fonctionnaires affirment qu’Israël a le devoir national de « protéger le caractère juif et démocratique » de l’Etat. Pour le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, cette proposition d’expulsion est nécessaire pour « rétablir la paix et la tranquillité ». Et la ministre de la Culture, Miri Regev, a qualifié les réfugiés africains de « cancer dans notre corps ». La Haute Cour de justice d’Israël a approuvé la politique de retour au mois d’août.

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, dans un communiqué, a exprimé de sérieuses inquiétudes au sujet du plan d’expulsion. « Les Erythréens, les réfugiés et demandeurs d’asile soudanais seraient obligés d’accepter une réinstallation dans des pays d’Afrique ou ils risquent d’être emprisonnés en Israël », a déclaré l’agence des Nations Unies. « En raison du secret entourant cette politique et du manque de transparence concernant sa mise en œuvre, il a été très difficile pour le HCR de suivre et de surveiller systématiquement la situation des personnes transférées dans ces pays africains », indique le communiqué du HCR.

La Convention sur les réfugiés est fondée sur l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, qui reconnaît le droit des personnes à se réfugier dans d’autres pays. Le principe fondamental de la convention est le non-refoulement, une règle du droit international qui préconise qu’un réfugié ne devrait pas être renvoyé dans un pays où il fait face à de graves menaces pour sa vie ou pour sa liberté.

Dror Sadot, le porte-parole the Hotline for Migrants and Refugees, a déclaré au Jerusalem Post qu’il est « scandaleux » que le « gouvernement israélien ait l’intention de vendre des réfugiés au Rwanda ».

Dans le même temps, Le gouvernement israëlien, a également approuvé une mesure visant à fermer d’ici à 2018 le centre de détention de Holot, une installation située dans le désert du Néguev, au sud du pays, qui accueille actuellement plus de 1 000 demandeurs d’asile.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy
ImagesLaPresse.CA/ABS/Hiphopzilla


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