JMJ : Les Martiniquais et les guadeloupéens unis autour du Pape et des jeunes en Pologne

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« Devant les faits abominables que nous vivons, il ne faut pas tomber dans la psychose et la stigmatisation. Il faut rester dans la cohésion et chercher la paix à tout prix » Père Olivier Marie Lucenay, Vicaire à la Paroisse de Kerlys à Dillon en Martinique, cadre des jeunes aux Journées Mondiales pour la jeunesse (JMJ) en Pologne.

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Mercredi le Pape, au palais archiépiscopal à Cracovie ( sur le site de Jazzanova), exhortait les jeunes à faire «  du boucan ». Hier jeudi 28 juillet, 2 millions de jeunes attendaient le prêche de François sur le site de Blonia sur la Grande Plaine.
Pour Jessica Halmel venue de la Martinique, c’était une soirée « riche en émotion ». Avec la délégation martiniquaise elle fait partie des 79 jeunes, dont 6 guadeloupéens, qui ont eu l’honneur de croiser le regard du Pape François et surtout d’entendre son discours sur la société dans laquelle ils vivent.

Une occasion pour notre magazine d’interpeller le père Olivier Marie Lucenay et Régine Méranville et les 18 membres qui encadrent les jeunes antillais qui attendent depuis deux ans ces JMJ.
Parmi les membre du Noyau de la « Route de la Communauté de l’Emmanuel », deux prêtres de l’Église de Martinique qui officient à Kerlys à Dillon. Le Père Christian Catayé et le père Olivier Marie Lucenay sont dans cette communauté depuis leur formation comme séminariste à Paris. Régine Méranville et les deux paroissiens ont organisé cette venue des jeunes martiniquais en Pologne. Une délégation qui a tenu à intégrer leurs frères de Guadeloupe dans cette démarche spirituelle.

Sarah Couvin 22 ans, est guadeloupéenne, pour la jeune fille de l’Anse-Bertrand, « c’est aussi une semaine pleine d’émotion, d’adoration, de messe. Une semaine qui ouvre des portes d’échanges et d’appels à l’amour ». Pour la jeune antillaise, c’est comme « une vague de paix et de respect ».

Une longue route pleines d’aventures pour ces jeunes antillais, partis à 19h de l’aéroport Aimé Césaire le 19 juillet. Après 8 heures de vol sur la compagnie Air Caraïbes, ils ont atterri à Orly le lendemain, date de leur long périple en bus. Après 26 heures de trajet, la délégation martiniquaise et ses invités de Guadeloupe sont arrivés le 21 à Czestochowa, reçus par des familles polonaises.

Ce lundi 25, ils étaient tous ensemble à Cracovie, lieu de rencontre international des Journées Mondiales de la jeunesse. Aussitôt, les jeunes antillais ont visité le sanctuaire de la miséricorde et le sanctuaire du Pape Jean-Paul II.

Mercredi 27, Pour Sarah Couvin et Jessica Halmel, c’était la soirée de louange.
Au même moment à quelques kilomètres, le Pape réagissait aux violences sociétales de l’époque et demandait à tous les jeunes de « faire du boucan ». Interrogé sur cette expression, le Père Lucenay, a résumé la pensée du pape François. Selon le prêtre, « il ne faut pas avoir peur de sortir des cadres, il faut que les jeunes continuent à apporter du dynamisme à l’Église ». Pour le père de Kerly à Fort-de-France, les jeunes catholiques ne « doivent pas se décourager. Il est important pour eux de fortifier et de vivifier l’Église pour la pousser en avant ».

17h 30 au Parc Blonia à la Grande Plaine, ce jeudi après-midi, le moment qu’ils attendaient tous avec impatience : le discours du Pape François.

Encore 3 jours de rencontres et d’échanges pour les jeunes antillais avec toutes les autres délégations qui se retrouvent tous les deux ans pour les JMJ. Le Dimanche 31 sera la dernière journée de rencontre ici à Cracovie, ce jour de la grande Finale, sera une nouvelle fois une grande communion entre le pape et ses millions de jeunes fidèles.

Dorothée Audibert-Champenois
Photos Facebook