La culture se meurt-elle en Martinique ? Son sang a été versé à la CTM…

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Hier (7 mars) le collectif des professeurs diplômés en musique, danse et théâtre, a passé un nouveau cap dans sa façon de manifester. Le collectif demande l’embauche de deux diplômées du concours CNFPT, grade A et B.

Lundi dernier les professeurs avaient misés sur une manifestation pacifique. Armés de leurs pancartes ils avaient occupé le hall de la CTM. Mais force est de constater que cela ne suffit pas. Le collectif des professeurs diplômés en musique, danse et théâtre a décidé de passer à la vitesse supérieure. L’un des membres c’est alors lancé hier matin, 7 mars, dans une performance qui a marqué les esprits des personnes présentes. Les mots « Sakifis » et « La Kilti » ont été écrits sur le sol du hall du bâtiment de Plateau Roy, avec du sang… de porc. Tout un symbole. Une façon d’illustrer leur souffrance, leur mal-être et surtout leurs revendications

Hier, les professeurs, n’ont été reçus par personnes. Se sentant ignorés ils ont changé de méthode. Et ça marche, car ils ont été reçus par le directeur de cabinet d’Alfred Marie-Jeanne. Le message délivré par les professeurs est clair, la culture se meurt en Martinique. Le collectif réclame en urgence l’embauche de deux artistes diplômés, la mise en place de la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) et la prise en compte des situations de précarité des différents artistes. A cela s’ajoute la création/ développement d’une politique culturelle à la Martinique et un plan d’enseignement artistique avec les municipalités et les collectivités, conformément à la loi du 13 août 2004.

Lors de la plénière du 9 février dernier, ils avaient lu une lettre ouverte et remis une plate-forme de revendications de 17 points. Ils ont déjà rencontré Mesdames Léotin (conseillère exécutive en charge de la culture) et Emmanuelle (présidente de la commission culture). Mais le seul à pouvoir prendre une décision est Alfred Marie-Jeanne. Tant que la situation ne bougera pas les professeurs ont promis qu’ils reviendraient tous les jours pour se faire entendre.

A.G