La fin du monde le 21 décembre 2012, gadget médiatique ou vraie peur ?

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Jamais une prédiction de fin du monde n’avait été aussi médiatisée. Le 21 décembre est d’ores et déjà une date dont on se souviendra. L’important est moins que la fin du monde survienne vraiment que le fait que certains y croient, qu’on en parle. Dans le cas présent, ce phénomène a été largement amplifié par Internet, bien sûr, mais aussi par les producteurs du film 2012. C’est un très gros canular, selon Luc Mary, historien des sciences et auteur du « Mythe de la fin du monde, de l’Antiquité à 2012 ».

Mais l’on peut dire la même chose de toutes les prédictions qui ont précédé – 182 depuis la chute de l’Empire romain. La dernière en date était celle de 2008, quand deux astrophysiciens avaient prédit que la mise en route du méga accélérateur de particules du Centre européen de physique nucléaire, à Genève, entraînerait un énorme trou noir qui avalerait la Terre.

Les auteurs de livres apocalyptiques, les vendeurs de kits de survie pour 2012 et autres se donnent bien du mal pour faire avaler leurs canulars. Mais en ces temps de crise et de doute, on ne recule devant rien pour se faire de l’argent et débiliser les masses.

David Morrison, scientifique de la NASA, indique dans une vidéo mise en ligne sur le site de la NASA en juin 2009 : « Depuis deux ans, j’ai répondu à des centaines de questions au sujet de 2012 et de la supposée menace qui pèse sur la Terre. Je veux saisir l’opportunité qui m’est donnée de vous le dire plus directement : il n’y a aucune menace qui pèse sur la Terre en 2012 (…). Toutes les thèses liées à l’apocalypse ne sont qu’une vaste rumeur. »

Il y a des constantes dans les scénarios de fin du monde, grosso modo l’apocalypse vient toujours du ciel ou des entrailles de la Terre. Tremblements de terre, éruptions volcanique, raz-de-marée,  bolides divers qui foncent sur la Terre… Le 21 décembre, la planète Nibiru est ainsi censée nous tomber dessus. Je note qu’à l’heure qu’il est, on devrait déjà la voir puisqu’elle est censée faire cinq fois la Terre. Tout cela renvoie à la peur de l’inconnu, de l’invisible, de ce qu’on ne contrôle pas.

Si l’on parle de la disparition de la Terre, au plus tard dans cinq milliards d’années, quand elle se retrouvera dans le brasier solaire et ne sera plus qu’une boule de lave. Si l’on parle de la disparition de l’humanité, bien avant. Dans un milliard d’années, il fera dans les 100°C sur Terre. Mais, d’ici là, l’homme aura peut-être trouvé le moyen de s’exiler ailleurs dans l’espace et nos lointains descendants auront peut-être oublié l’existence même de la Terre…

D’ailleurs la prochaine fin du monde est prévue pour le 10 avril 2014. Celle-là, c’est une prédiction des adeptes de la Kabbale, qui assurent que ce jour-là ce sera la revanche du diable. Il y en a un tas d’autres qui suivent. A vrai dire, on a autant de prédictions de fin du monde devant nous que derrière.

Finalement, aucun danger extérieur ne menace notre planète pour le 21 décembre 2012. La seule menace à prendre au sérieux provient de l’ampleur de nos activités qui dégradent notre support de vie avec une rapidité telle que le pronostic vital même de nos sociétés actuelles est dorénavant engagé… Mais là, il n’y a aucune fatalité, notre avenir demeure plus que jamais entre nos mains…

Sources : notre-planete.info / liberation.fr / google image