La France n’écarte pas un risque de guerre bactériologique

Vues : 501
valls-2

Le premier ministre Manuel Valls s’est exprimé lors de l’examen de la prolongation de l’état d’urgence. Il a souhaité alerté sur le risque d’attaques bactériologiques et chimiques sur le territoire.

« L’imagination macabre des donneurs d’ordre est sans limite : fusil d’assaut, décapitation, bombe humaine, armes blanches… Il ne faut aujourd’hui rien exclure. Je le dis bien sûr avec toutes les précautions qui s’imposent mais nous savons et nous l’avons à l’esprit. Il peut y avoir aussi le risque d’armes chimiques ou bactériologiques ».

Voilà ce qu’a déclaré Manuel Valls aujourd’hui devant l’Assemblée nationale lors de l’examen de la prolongation de l’état d’urgence. Depuis les attentats du 13 novembre, la France est partie en guerre contre l’Etat Islamique. Et dans cet affrontement de tous les dangers tous les scénarios d’attaques doivent être pris en compte. Et la guerre bactériologique et chimique en fait partie, c’est un risque potentiel.

Dans un arrêté le gouvernement a autorisé, en urgence, la pharmacie des armées à distribuer un antidote aux armes bactériologiques à des services d’urgence civils en France. Ce produit, anti-produits neurotoxiques, le sulfate d’atropine, est mis à disposition en raison du risque d’attentats terroristes.

Le premier ministre a également évoqué le fichier européen des passagers aériens pour garantir la traçabilité des déplacements y compris à l’intérieur de l’Union européenne. Le chef du gouvernement a annoncé la création prochaine, d’une structure pour jeunes radicalisés, la première du pays. Les financements sont prêts, le cadre juridique et le projet pédagogique en voie de finalisation. Le site sera choisi d’ici la fin de l’année. Les premiers admis pourront être des repentis, que nous mettrons à l’épreuve afin de mesurer leur volonté de réinsertion.

A.G