La jeune martiniquaise Isodale Alexis, applaudie par des danseuses Étoiles de l’Opéra de Paris

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« Elle irradiait » Isodale Alexis à la Finale du Grand Prix de Paris !

« Magnifique, sublime », la prestation de la jeune antillaise au Salon de la Danse ce week-end était unanimement saluée par les professionnels invités au Salon International de la Danse ! Sous le regard attendrie de sa mère Carole Alexis, la jeune fille concourrait pour le Grand Prix de Paris où elle a fait sensation.

Devant Marie-Claude Pietragalla et Noëlla Pontois, deux membres du Jury qui ont le titre suprême d’Étoiles de la danse à l’Opéra de Paris, Isodale Alexis s’est surpassée, la jeune martiniquaise, née à New York a montré son originalité dans ce milieu très fermé de la danse.

Son défi samedi dernier :  « Remporter le Grand Prix de Paris » en interprétant le rôle de la frêle Kitri, amoureuse du rusé barbier Basile dans le ballet Don Quichotte. Un choix osé, plusieurs danseuses ont été nommées étoiles après avoir magnifiées le rôle de Kitri à l’Opéra de Paris.

Mais la tâche n’est pas aisée pour les danseuses issues de la diversité.

Et ce soir du 11 mars, Isodale jeune américaine, seule femme noire du concours, consciente de sa responsabilité nous dit son sentiment avec une pointe de frustration : « Je dois aider à ouvrir une porte très, très lourde, pour les autres jeunes danseurs, qu’ils soient « peau chocolat ou caramel ».

La charismatique Isodale, très à l’aise dans la catégorie Danse moderne, a fait le choix du classique. Les spectateurs de la Grande Halle de la Villette ont vu une jeune femme très professionnelle, maîtrisant avec élégance le premier acte du Ballet, une pièce écrite il y a plus de quatre siècles par le dramaturge espagnol, Miguel de Cervantes.

Samedi 11 mars, il est 18h30. Dans la file impressionnante qui attendait l’ouverture des portes, Muriel Wiltord, une invitée exceptionnelle s’est déplacée depuis la ville de New York pour soutenir la jeune martiniquaise.

La directrice du Comité Martiniquais du Tourisme, dont les bureaux sont situés au 29ème étage de la 825rd Avenue à New York, connaît la jeune artiste qu’elle suit depuis ses débuts.

19h 00, le coup d’envoi de la deuxième édition du Grand Prix de Paris est lancé, quand le Président du Jury, Daniel Agesilas, micro en main, explique les règles et les enjeux de cette compétition.

L’objectif de cette rencontre de professionnels de la danse, est d’optimiser les chances des jeunes danseurs issus de formations professionnelles supérieures, de leur facilité à trouver un emploi en leur donnant une opportunité de prouver leur talent sur la scène du Salon de Let’s Dance. Un Salon fondé par Paul Vaudeville, 36 ans, ancien danseur classique.

C’est en 2016 que l’Association pour la Promotion des Arts Vivants (APAV) a créé ce Prix international qui récompense plusieurs danseurs dans quatre catégories. Une chance à saisir pour les jeunes danseurs qui veulent se faire un nom, l’occasion de croiser d’autres professionnels et d’échanger des cartes de visites.

Le concours du Grand Prix de Paris est l’unique concours international qui permet à de jeunes danseurs professionnels de se produire seuls devant des directeurs de compagnies ou des chorégraphes de renommée nationale et internationale. Les danseurs finalistes, âgés entre 18 et 26 ans, évoluent dans différentes catégories de leur choix.

Des Prix sont offerts aux lauréats, des trophées et des sommes d’argent dans ces quatre catégories : Jeune Professionnel Contemporain, Jeune Professionnel Danses Urbaines, Jeune Professionnel Moderne&Jazz et Jeune Professionnel classique. Retenue parmi 300 candidats pour le Grand Prix de Paris 2017, Isodale et seulement 28 candidats ont pu présenter leur œuvre originale au Salon.

Pour cette seconde édition, Daniel Agésilas, le président du Jury était encadré de professionnels internationaux. Des chorégraphes, danseurs ou directeurs de compagnies formaient le Jury :  Marie-Claude Pietragalla (Opéra National de Paris), Charles Jude (Opéra National de Bordeaux),  Mourad Merzouki (Centre Chorégraphique de Créteil) ou François Delétraz, le critique (Musique-Opéra-Danse) au journal le Figaro.

La compétition de haut niveau n’a pas ébranlé la rage de réussir de la danseuse Isodale Alexis qui revenait pour la seconde fois, pas satisfaite de sa première prestation de 2016.

L’an dernier, sélectionnée et auditionnée à Paris, la jeune danseuse, sociétaire au Ballet des Amériques à Port Chester (New York), présentait un spectacle « Aurore ». Une prestation de danse et de musique « inachevée » que la jeune challenger a voulu relever cette année.

Un passage pourtant remarqué par les publicitaires de Let’s Dance.

Dès son arrivée à Paris le vendredi 3 mars 2017, Isodale n’a eu de cesse avec sa mère chorégraphe, professeur et fondateur du Ballet des Amériques, de s’entraîner jusqu’au samedi 11 mars. Jour de la Finale du Grand Prix de Paris à la Grande Halle de la Villette dans le 19ème arrondissement.

Coachée par Carole Alexis, une grande professionnelle (danseuse de renommée internationale, élève de Maurice Béjart et artiste martiniquaise révélée au Sermac créé par Aimé Césaire), Isodale Alexis a mis au point sa technique personnelle pour évoluer dans ce tableau de Don Quichotte. (Vous pouvez voir sa vidéo en fin d’article).

Don Quichotte, un ballet culte.

Dansé en mai 1961 avec le Ballet du Kirov (Russie) au Palais Garnier à Paris, Rudoph Noureev  interprétait un Basile  plein de gouaille et de bonne humeur face à Lucette Aldous, dans le rôle de Kitri.

Isodale Alexis, heureuse de concourir pour ce prix prestigieux à Paris et positionnée parmi les derniers danseurs, a été « divine » assure une spectatrice avertie.

20h41, sur la musique de Ludwing Minkus (Léon Minkus), la belle Kitri, en solo, sans son amoureux Basile, glisse  et fait des pointes sans faillir et en souplesse, durant 3mn.

Éventail rouge doré pour le faste et le luxe, Jupe orange et jaune symbole de la lumière et de la puissance, l’or pour l’éclat, avec en plus, son large sourire,  la jeune Isodale Alexis âgée d’une vingtaine d’années a sublimé les spectateurs du Grand Prix de Paris.

Longuement applaudie, elle semblait « la favorite », « dans le trio de tête » pour certains, de « haut niveau » pour d’autres et « la gagnante » pour la plupart des invités. (Vous pouvez la voir danser dans la vidéo enregistrée par Dorothée Audibert-Champenois à la Grande Halle de la Villette dans le 19ème arrondissement de Paris).

Après une très longue délibération du Jury :


Gento Yoshimoto obtient le Grand Prix de Paris
Prix Jeune Talent ex aequo : Viola Esmeralda Grappiolo, Lola Potiron et Hannah Szychowicz         Prix Classique : Gento Yoshimoto
Prix Contemporain : Mohana Rapin et Viktoria Nowak
Prix Moderne & Jazz : Jakub Pursa


Le Prix Rudolf Noureev revient à Younes Attoum (ci-dessus).

Consolée et réconfortée par ses soutiens, Isodale nous parle de son personnage dans le Ballet de Don Quichotte publié en 1605 à Madrid (Espagne).  Sa variation sur du classique est un défi qu’elle estime réussi, les suffrages d’applaudissement le prouvent.

Dès dimanche, Isodale, Alexandria (danseuse du ballet des Amériques) et Carole Alexis son reparties sur un vol à destination de  New York.

Prochain spectacle pour la Compagnie du Ballet des Amériques à la fin du mois, le dernier samedi de chaque mois, les danseurs participent aux spectacles de la compagnie. L’occasion pour les élèves de l’Ecole de danse, au sein du Ballet, d’intégrer de grandes réalisations.

Le Ballet des Amériques a été fondé par la martiniquaise Carole Alexis en 2011. Son Académie de danse est ouverte à Port Chester dans l’État de New-York aux États-Unis.

Une École de ballet pré-professionnelle et une Compagnie de danse professionnelle composent l’Académie de danse. La Franco-martiniquaise a embauché six professeurs de danse, un professeur de musique et une pianiste pour les cours de danse classique.

Selon Carole Alexis, il s’agit d’offrir aux élèves une formation de très haut niveau, de former et de guider les élèves à devenir des artistes complets.

Le Ballet des Amériques, réputé pour sa rigueur et son professionnalisme, n’a aucune peine à intégrer ses stagiaires chaque été dans la prestigieuse École de danse de l’Opéra National de Paris.

Nous avons rencontré Isodale après sa variation classique. Toujours accompagnée de ses proches, elle nous dit ce qui la motive dans ce genre de rencontres internationales. Isodale Alexis souligne dans l’interview, le besoin de se dépasser physiquement et moralement lorsqu’elle danse seule sur une scène.

La jeune new yorkaise d’origine martiniquaise, est une danseuse professionnelle du Ballet des Amériques créé par Carole Alexis.  La vidéo de sa prestation à la Finale du Grand Prix de Paris :

Pour la jeune martiniquaise, ce concours reste un bel exercice qui lui permet d’améliorer son travail « plus d’agressivité, se confronter au trac avant le passage en solo », cette solitude avec comme seul partenaire son coach, permet d’avancer et d’aider à se construire. ECOUTEZ Isodale Alexis au micro de Dorothée Audibert-Champenois :

VOIR  la danseuse Isodale Alexis dans Triki, le Ballet de Don Quichotte. Musique Ludwing Minkus (Léon Minkus)  (ci-dessous)

A venir sur PBK : La MARTINIQUE au Grand Prix de Paris LET'S DANCE 😉 Bravo à la candidate du Ballet des Amériques à New York Isodale AlexisElle a le rôle de Quiterie (Kitri) amoureuse du barbier Basile dans Don Quichotte (Ballet classique) – Vidéo C'news Actus Dothyhttp://www.people-bokay.com/la-jeune-martiniquaise-isodale-alexis-applaudie-par-des-danseuses-etoiles-de-lopera-de-paris/

Publié par C'news Actus Dothy sur samedi 11 mars 2017

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook C’news Actus Dothy Photos et vidéo C’news Actus Dothy