La justice oblige une mère à remettre sa fille à son « agresseur de père »

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Il s’agit là de l’appel à l’aide d’une mère de famille. Elle a fui la métropole pour éloigner sa fille, victime d’attouchements sexuels, affirme-t-elle. L’agresseur serait le père de l’enfant selon les dires de la mère. Malgré des éléments concrets la justice a décidé de renvoyer l’enfant chez son père. En réaction la mère a lancé une pétition.

Tout a commencé en février 2014, lorsque à chaque retour de DVH, elle avait les parties génitales rouge et ne voulait pas que l’on fasse sa toilette intime. Elle se raidissait et ne voulait pas écarter les jambes. Puis un jour, elle m’a montré son sexe en me disant : bobo, papa méchant. Elle n’a pas fait que me le dire, elle l’a aussi dit à son papy et à sa mamie. Explique-t-elle.

La mère de famille se tourne vers la justice, mais cette dernière ne lui donne pas raison. Néanmoins la procédure semble avoir stoppé les attouchements… jusqu’en novembre 2015.

Ma fille est revenue de chez son père avec des rougeurs et une odeur de petite fille mal lavée, mais je ne peux rien faire, ce ne sont que des constatations personnelles qui me font froid dans le dos. Le lendemain elle court toute nue dans la maison (je sais que c’est de son âge mais je souhaite lui poser un cadre et je lui dis de ne pas courir nue dans la maison et que cela ne se fait pas). Elle me dit qu’elle est nue chez son père et qu’elle dort nue, sachant qu’à ce moment-là elle n’accepte pas de dormir seule dans sa chambre car son père lui a dit qu’il y a des monstres dans sa chambre. Je lui demande donc « avec qui tu dors ? » elle me répond « avec papa, dans ses bras ». Je lui demande et lui comment est-il « eh ben tout nu ». J’ai donc compris que ma fille dormait nue avec son père.

La mère de famille décide à nouveau de porter, mais problème : face aux policiers l’enfant ne dis rien, elle ne parle pas des attouchements. C’est alors que dans l’intérêt de sa fille, elle quitte la métropole pour se réfugier chez ses parents qui se trouve en Martinique. Elle prend soins de ne pas disparaitre sans laisser de traces et informe le père de l’enfant de sa nouvelle adresse. Une fois en Martinique, la mère indique que sa fille se livre sur ce qu’elle a vécu. Au même moment le père demande le transfert de la résidence de l’enfant chez lui alors qu’il est hébergé par son père, où il a toujours vécu. Un jugement, en date du 04 Mars 2016, statue en transférant la résidence de la jeune fille, alors qu’elle a toujours vécu avec sa mère. Elle décide de faire appel de cette décision.

Ma fille est examinée par deux experts, un gynécologue et une psychologue. Depuis cette expertise, ma fille est suivie au Service d’Aide aux Mineurs Victimes d’Agression Sexuelle. J’apprends que ma plainte pénale est classée sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée. Mon avocat a donc demandé la copie du dossier afin de donner suite à cette affaire. L’expertise psychologique réalisée confirme et appuie les dires de ma fille et conclue que ma fille a un syndrome post-traumatique d’une enfant violentée, notamment sexuellement, explique que c’est en raison de la distance et de l’éloignement qu’elle s’est autorisée à parler et qu’il n’y a pas de doute sur ce qu’elle dit.

Le vendredi 2 septembre, la mère a été auditionnée pendant 4 heures, dans le cadre d’une non-représentation d’enfant. Au cours de cette audition, le gendarme en chef l’informe que par ordre du procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Melun, elle est contrainte de renvoyer sa fille chez le père dans un délai d’une semaine, sous peine d’être placée en garde à vue et d’utiliser les forces de l’ordre pour remettre la fille  à son père. Si vous souhaitez lui apportez votre soutien n’hésitez pas à signer la pétition qu’elle a lancé suite à ces faits.

A.G


2 commentaires :

  1. Lutin

    C’est chaud de rrlayer ce genre de chose. C’est la parole de l’un contre l’autre et en plus y’aune procédure en cours qui manifestement n’est pas en faveur de la mere.
    Perso ue signe rien. Pas assez d’éléments, pas de prise de position

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  2. Madiana

    Ce qui est chaud c’est de ne pas écouter la parole de l’enfant et de ne pas considérer l’impact traumatisant de rapatrier de force une petite fille (qui a besoin de sa mère) en France, surtout lorsque l’enfant elle-même ne désire pas rejoindre son père.
    Je rappelle qu’à son âge, la nécessité de la proximité de la mère est capitale pour la petite fille. Par ailleurs, il ne s’agit pas de « paroles » de l’un ou l’autre, mais d’affirmations étayées par le corps médical, à plusieurs reprises. A ce stade, le doute est à mettre au rencard. Ou bien, vous marchez sur la tête ?
    Un autre élément, non moins important dans cette affaire : Ou bien la Martinique fait partie de la France, ou bien elle est un territoire sans lien avec celle-ci. Or, jusqu’à présent, la Martinique est un département français. Par conséquent, on ne peut pas parler de « fuite » juridiquement parlant, la petite étant sur territoire français.

    Dans un tel cas, il convient de ne pas laisser l’enfant à son père, avant que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il s’agit tout de même de pédophilie, le danger est clairement évoqué. Ne sommes-nous pas là pour protéger les enfants, particulièrement lorsque la justice ne fait pas son travail. Je rappelle que ce n’est pas le seul cas où la justice française, en dépit de preuves, soulève de terribles questions.

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