La lecture à tout prix pour les élèves !

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Selon l’équipe du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Seine saint-Denis, le bilan de ce dernier Salon du Livre est très satisfaisant.

Avec l’interdiction des scolaires, cause directe des récents attentats à Paris, c’est un peu plus de 20 000 jeunes dans des groupes scolaires qui n’ont pas pu se rendre au Salon. Des éditeurs ont renoncés a s’y rendre et beaucoup d’enfants n’ont pu profiter de rencontre avec leurs auteurs. Malgré tout cette édition 2015,  du 2 au 7 décembre serait une belle réussite .

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L’an dernier le salon clôturait à 160.000 visiteurs, cette année c’est 139.000 amateurs de littérature jeunesse qui se sont rendus à Montreuil. Sylvie Vassallo, la directrice du Salon dresse quand même un constat « très satisfaisant » : « Nous avons réussi à faire un salon dans des conditions de sérénité, ce qui était important pour nous, pour le public et pour les professionnels qui font ce salon, aussi bien les éditeurs que les libraires que les standistes. Ce n’était pas évident de créer un événement populaire avec du monde et des enfants dans ces conditions-là. […] Nous avons mis en place l’ensemble des mesures qui permettaient que l’on se sente bien. »

Dieynaba, elle a fait le déplacement depuis Seine Saint-Denis, la ville où elle travaille. Avec sa collègue documentaliste, elle a parcouru les allées pour dénicher les bons titres. Nous l’avons suivi …

Dothy A-CH. : Bonjour,

Dieynaba : Je suis professeure-documentaliste dans un collège dans le 93. Cette année, on avait décidé d’organiser une grande sortie avec nos élèves au Salon du Livre, malheureusement suite aux événements (les attentats du 13 Novembre), la sortie a été annulée. Donc, avec ma collègue on a quand même décidé de venir, pour choisir des livres pour les gamins. Sachant que le Conseil Régional offre un bon de huit Euros à chaque élève.

Dothy A-CH. : Est-ce soutenable la concurrence du livre face aux nouvelles technologies ?

Dieynaba  : Disons que les nouvelles technologies sont maintenant là. Il y a l’ordinateur, les gamins sont vraiment fans de tout ce qui est informatique notamment les tablettes. Mais on peu lire sur les tablettes, donc le format des livres se diversifie, ce sont les livres numériques. On peut acheter les livres, les mettre sur une tablette pour que les jeunes puissent lire tranquillement. Disons que l’objet livre change mais la lecture est là. C’est donc le principal.

Dothy A-CH. : Ils n’ont pas la sensation du papier ?

Dieynaba  : Non, c’est autre chose. Mis notre priorité c’est vraiment que nos gamins lisent. On n’est pas très à cheval sur le format. Moi, un gamin qui lit sur une tablette, ça me va. Tant qu’il lit, il faut lire c’est tout.

Dothy A-CH. : Comment les encouragez-vous à découvrir les livres ?

Dieynaba  : On essaie donc de choisir des livres qui leur parlent. Pour des gamins qui n’ont pas une grande culture, ils faut des livres qui s’adressent à eux, proches d’eux, qui les valorisent , cela les amène à la lecture.

Dothy A-CH. : Il vous arrive de vous tromper dans vos choix ?

Dieynaba  : Ah bien sûr, l’erreur est humaine. Tout le monde se trompe. (Elle rit). Mais on discute, ce qui est important c’est d’échanger avec les gamins. Nous, on a la chance en travaillant dans une CDI de poser des questions directement aux jeunes.

Dothy A-CH. : Vous conseiller quoi à tous les petits lecteurs ?

Dieynaba  : On trouve de tout dans ce salon, on a beaucoup de choix. Il y a beaucoup de maison d’éditions. On trouvera toujours un livre qui nous parle ici.

Dothy A-CH. : Quels sont les enfants qui lisent le plus au collège ?

Dieynaba  : Honnêtement, on va pas ethniciser cela. Mais pour moi c’est important que les personnages, les prénom des personnages ressemblent un peu aux leurs.Pour des gamins qui n’ont pas une grande culture, ils faut des livres qui s’adressent à eux, proches d’eux, qui les valorisent , cela les amène à la lecture.

Dothy A-CH. : C’est en fait ça le message, merci.

Dieynaba  : Merci à vous

Dothy A-CH. Pour PBK