La zoophilie, un trouble psychique qui peut provoquer l’amputation du pénis

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Une pratique étrange bien réelle, c’est l’attirance sexuelle des hommes jeunes et moins jeunes pour les animaux. Une pratique interdite et répréhensible et qui peut causer cancer du pénis et l’amputation totale.

Au Brésil comme au Danemark en Europe, ces infractions graves font réagir les médecins la population et l’État.

Régulièrement, les médias sont alertés sur ce genre de comportements délictueux, qu’ils glissent dans le flot des faits divers. La semaine dernière à Saint-Nazaire, deux hommes de 19 et 20 ans, ont été surpris en flagrant délit de zoophilie sur un poney, aux Antilles (Martinique) en Mai 2014, un propriétaire a réussi à faire  arrêter un homme qui agressait sexuellement une de ses juments. Aujourd’hui, Le Docteur, psychiatre et sexologue, Alexis Rapin, tente d’expliquer dans le journal en ligne Atlantico, le comportement et les mécanismes qui font que ces hommes passent à des actes condamnables en Europe.

La zoophilie, un trouble psychique, une déviance sexuelle
Pour le Psychiatre-sexologue, cette pratique, n’est pas une pathologie (une maladie) comme on l’entend. Mais, une pratique de cette forme peut-être considérée comme une pathologie car elle est qualifiée comme une déviance sexuelle gênante socialement. Même, s’il existe des sociétés primitives dans lesquelles la zoophilie est acceptée (les Indiens Hopis, les Masaï), il n’en reste pas moins que dans nos sociétés qui l’interdisent, ce délit est un désordre qui relève de la psychiatrie. Plus exactement, ce serait un trouble psychique, catégorisé comme une paraphilie non spécifiée selon DSM (Diagnosis and Statistical manuel of mental Disorders). Ce terme de paraphilie , désigne les pratiques ou attirance sexuelles différentes des actes « traditionnelles » considérées comme normaux.

Le cas du Danemark
Selon le quotidien Atlantico, tous les pays Européens ont interdit et condamné cette pratique, un délit grave inscrit dans le Code Pénal. En Europe, seul le Danemark l’autorisait. Le Danemark qui encore en 2014, tolérait la zoophilie, tant que « la souffrance de l’animal n’était pas avérée». Mais depuis quelque temps le Gouvernement est face à des Danois, qui veulent une législation plus stricte, plus protectrice, qui interdirait l’exploitation sexuelle des animaux. Pour éviter que son pays ne devienne un refuge pour ceux qui ont ce « penchant » sexuel, le Ministre de l’Agriculture Dan Jorgensen, exhorte le Gouvernement a modifié la loi « Les animaux doivent être traités avec respect et soin et ont droit à une protection particulière parce qu’ils ne peuvent dire non ».

Mais qui sont ces zoophiles ?
Il y a peu de statistiques et peu d’études sur le sujet, mais selon les médecins, la proximité affective et physique avec un animal peut-être une cause. Des statistiques qui datent de 1950, rapporté par Alfred Kingsley (Rapport sur le comportement des américains), ont démontré que dans la société américaine et dans le secteur agricole, 4 à 7% de la population avait eu un rapport au moins une fois avec un animal.

Si les médecins, reconnaissent que ces pratiques relèvent de troubles psychiques, il est quand même difficile de définir un profil type. Cela peut venir de personnes ayant des carences intellectuelles ou émotionnelles, mais aussi de névrosés lambdas. La zoophilie peut être un acte volontaire, impulsif ou compulsif. Souvent ce sont des hommes jeunes qui « copulent » avec les animaux, en attendant d’avoir de vrai(e)s partenaires, plus « humains ».

Alors que risquent ces déviants ?
Les dommages corporels sont graves. En 2011, Le Journal le « Monde » publiait un rapport du « Journal of Sexual Medicine » du 24 Octobre. Un rapport qui faisait un lien direct entre les pratiques zoophiles et les cancer du Pénis. Conclusion des 20 médecins qui ont suivi la vie sexuelle de 492 hommes brésiliens de 18 à 80 ans : 118 avaient un cancer du pénis et 35% des personnes malades avaient forniqué avec un ou plusieurs animaux. Pour 40 % d’entre eux, il s’agissait d’une pratique régulière qu’ils accomplissaient au moins une fois par semaine.

Comment expliquer ces cancers du pénis ?
Toujours selon le rapport du « Journal of Sexual Medicine », ce sont les microtraumas que peuvent multiplier les zoophiles en commençant leur vie sexuelle quand ils s’insérent dans des orifices pas adaptés.

En plus des peines encourues, deux ans de prison et 30 000 Euros d’amende, les déviants sexuels risquent une amputation partielle ou totale de leur verge, le seul traitement possible contre le cancer du pénis.

Dorothée Audibert-Champenois


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