Le beau-père d’un réunionnais de 15 ans avoue l’avoir étranglé dans son sommeil

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Le corps d’Antoine Dupont, un jeune réunionnais de 15 ans disparu depuis un an, a été retrouvé mardi soir, dans le canal de Beuvry, à Gonneham près de Béthune (Pas-de-Calais). Son beau-père a avoué mercredi aux gendarmes l’avoir étranglé dans son sommeil, puis avoir lesté le corps de l’enfant, de parpaings, pour qu’il ne soit jamais découvert. Marc Demeulemeester participait aux recherches depuis la disparition de l’adolescent.

Accident, enlèvement ou fugues toutes les hypothèses étaient envisagées depuis le 28 Janvier 2015.

Aucune piste sérieuse n’avait abouti. Et pour cause, le jeune n’avait pas disparu ce sinistre mercredi après- midi, comme l’avait laissé entendre, Marc Demeulemeester, son beau-père.
Il est la dernière personne qui aurait vu le jeune réunionnais, ce jour là.

Le Chef d’escadron Pascal Cressin,  a supervisé les recherches d’Antoine Dupont, et dans La voix du Nord en début d’année 2016, il faisait le point sur cette affaire énigmatique.

Le mercredi 28 janvier 2015, vers 12h, Antoine est dans la cuisine avec son beau-père il explique : « Je l’ai vu se faire chauffer des fricadelles qu’il a mangées dans le bureau devant son ordinateur ». Après, le beau-père raconte ne plus rien savoir, il n’a plus revu Antoine dans la maison. Vers 19h, la maman du jeune garçon rentre du travail. Elle est étonnée que son fils soit absent et, surtout  qu’il ne réponde pas à ses appels téléphoniques. Selon la mère, Antoine répond après coup, mais il ne la laisse pas sans nouvelles. Il ne quitte pas la maison familiale sans la prévenir, sans lui dire où il se rend.

Elle prévient les gendarmes, le lendemain vers midi. Ils commencent les recherches. Dans le même temps, la famille d’Antoine créée une page FaceBook avec les signalisations du jeune homme, métisse réunionnais, 1,75m, de corpulence fine, 55kgs, un numéro de téléphone existe pour d’éventuels informations. Des battues sont organisées dans un périmètre de 5 km proche du domicile, des survols d’hélicoptères également. Le beau-père Marc Demeulemeester, participait activement aux différentes battues. L’homme d’une quarantaine d’années trouvait le temps, entre deux battues, de vérifier son « installation », si le corps était toujours sous l’eau et hors de portée des enquêteurs, a détaillé le procureur de Béthune, Philippe Peyroux.

Le chef d’escadron Pascal Cressin, « avait des soupçons, mais n’arrivait pas à les concrétiser ». Pour lui, cette histoire de disparition ne tenait pas : « j’ai 35 ans de carrière, c’est la première fois que je vois, un gamin de 15 ans qui se volatise ». Après une année d’enquête, il a tout recommencé a zéro, en interrogeant le dernier a avoir vu Antoine Dupont.
Mardi finalement, après une nouvelle garde à vue, Marc Demeulemeester a fini par avouer l’assassinat du réunionnais , il a indiqué l’emplacement du corps. Le beau-père décrit comment il l’a tué. C’est pendant le sommeil de l’adolescent qu’il  l’a étranglé avec un fil de fer,

Le beau-père a expliqué avoir prémédité ce meurtre depuis longtemps. Il sera sans doute déféré aujourd’hui, jeudi et présenté à un juge avant une éventuelle mise en examen pour « assassinat ».
Marc Demeulemeester, le beau-père d’Antoine Dupont, risque la prison à perpétuité.

Un an d’angoisse qui se termine tragiquement pour la famille du jeune adolescent. Une autopsie doit être faite pour déterminer les causes exactes de sa mort.

Dorothée Audibert-Champenois


1 commentaires :

  1. Hiro

    Il y a une chose que personne ne t’enlèveras meme dans la mort, c’est l’amour de ceux qui t’aime et qui te porteras ou que tu sois.
    Va Antoine, ceci ne resteras pas impunie.

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