Le Chikungunya fait naître les rumeurs les plus folles

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Suite à l’apparition et à la propagation de nombreuses rumeurs plus folles les unes que les autres sur les médias notamment lors d’émissions antennes ouvertes ou chacun y va de son imagination sans que personne ne puisse lui répondre ni le détromper et devant la situation de l’épidémie, qui maintenant généralisée se poursuit, la cellule de gestion du Chikungunya présidée et réunie par le Préfet chaque semaine et composée entre autres des services de la préfecture, de l’ARS et du Conseil général on élaboré la questions/réponses ci-dessous pour faire connaitre les bonnes informations.

L’objectif est d’entrainer un passage à l’acte afin que les martiniquais (qui connaissent les gestes à faire) les fassent effectivement régulièrement.

Le Chikungunya fait naître les rumeurs les plus folles [Vrai]

1. LA MALADIE EST DANS L’AIR [Faux]

Le chikungunya se transmet exclusivement par le moustique Aedes Aegypti. Ce virus est uniquement transmis à l’homme par le moustique (genre Aedes et principalement Aedes aegypti aux Antilles.. Il s’agit du même moustique que pour la dengue.

2. LE MOUSTIQUE NE JOUE AUCUN RÔLE DANS L’ÉPIDEMIE [Faux]

Le moustique se contamine en piquant un malade du chikungunya, ensuite chacune de ses piqûres transmettra la maladie. Le moustique contracte le virus en piquant une personne malade et, quelques jours après, il contamine à son tour ceux qu’il pique tout au long de sa vie. C’est une maladie qui peut aussi être transmise par une mère infectée à son nouveau-né (transmission materno-néonatale).

3. DES LABORATOIRES ONT LAISSÉ S’ÉCHAPPER LE VIRUS [Faux]

Le virus existe depuis des siècles, il a été identifié en 1952 en Tanzanie. Le virus Chikungunya est connu depuis les années 1950, période durant laquelle il a provoqué des épidémies importantes en Asie du Sud-est et en Inde. Il a refait parler de lui récemment en raison d’épidémies « explosives » qui ont notamment touché les îles de l’Océan Indien en 2005 et 2006, puis l’Inde, et au cours desquelles des millions de cas ont été recensés. À la Réunion et à Mayotte, l’infection a touché plus d’un tiers de la population.

4. C’EST UNE MALEDICTION SUR LES ANTILLES [Faux]

Le chikungunya est une maladie qui se répand par les voyages de personnes malades. On la retrouve sur plusieurs continents.
Le virus se propage grâce au déplacement de personnes malades. Si un porteur du virus se retrouve dans un pays où des moustiques du genre Aedes sont présents, ces derniers pourront récupérer le virus sur lui et le transmettre localement. C’est ce qui a failli se produire en Polynésie Française (arrivée d’un Guadeloupéen porteur du virus dans cette région où des Aedes sont présents) ou qui risque fort de se produire dans le Sud de la France métropolitaine (Antillais ou personnes ayant séjourné aux Antilles porteurs du virus qui se feraient piquer par Aedes albopictus présent localement).

5. ON PEUT ATTRAPER PLUSIEURS FOIS LE CHIKUNGUNYA [Faux]

Une fois qu’on a attrapé le virus, on est immunisé. Chez certains patients, les manifestations de type rhumatologiques, persistent pendant plusieurs mois, voire plusieurs années bien que le virus ne soit plus présent dans l’organisme.

6. Il N’Y A QUE LES POPULATIONS NOIRES QUI CONTRACTENT LE VIRUS [Faux]

Il n’y a pas de différence face à la maladie, toutes les populations quelles qu’elles soient sont concernées. Le moustique ne fait aucune différence entre les couleurs de peau ! Le Chikungunya n’a pas épargné l’Europe. Des cas sont survenus en Italie en 2007 et dans le sud-ouest de la France métropolitaine en 2010 chez des personnes piquées par un moustique implanté localement (Aedes albopictus).

7. L’AUTOMEDICATION EST SANS DANGER [Faux]

Les traitements non recommandés par les médecins et les pharmaciens peuvent présenter des risques pour la santé. Il n’existe pas de médicaments efficaces contre le virus du Chikungunya. Le traitement de la maladie est donc uniquement symptomatique. À la phase aiguë, il repose principalement sur l’administration de médicaments contre les douleurs (antalgiques) et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

8. LES POUVOIRS PUBLICS SONT INACTIFS [Faux]

Sous l’égide du Préfet, les pouvoirs publics oeuvrent au quotidien dans la lutte contre l’épidémie, mais il appartient à chacun d’éliminer les gîtes larvaires et de se protéger contre les piqures de moustiques.
L’État, les collectivités, les communes et communautés d’agglomérations, les grands opérateurs sont tous mobilisés depuis le début de l’épidémie. Chacun à leur niveau ils interviennent dans la prévention, la lutte, la destruction des gîtes, l’information, la veille sanitaire etc. Cependant, la lutte contre les moustiques est l’affaire de tous, singulièrement quand il s’agit d’Aedes aegypti, un moustique domestique retrouvé dans des gîtes présents dans chaque maison. Il n’y a pas moyen pour les autorités de se substituer à chaque citoyen. Chacun, à titre individuel ou collectif doit éliminer les gîtes dans et autour de son domicile, de manière régulière, et se protéger des piqûres de moustiques !

9. LES PULVÉRISATIONS SONT LA SOLUTION POUR ÉRADIQUER LE MOUSTIQUE [Faux]

Les études montrent que le moustique développe une résistance croissante aux produits utilisés pour les pulvérisations. Si la pulvérisation aérienne s’avère efficace au début d’une épidémie conscrite en un lieu, elle montre ses limites sur une épidémie étendue à toute une île comme la nôtre.La solution la plus efficace est alors protection contre les piqûres de moustiques et la destruction des gîtes larvaires sur l’ensemble du territoire qui ne peut se faire sans la participation de tous !

10. CERTAINES COMMUNES DE MARTINIQUE NE SONT PAS TOUCHÉES [Faux]

Toutes les communes de la Martinique sont touchées par l’épidémie, et il y a des gîtes larvaires partout.