Le Comité Olympique offre aux réfugiés sportifs « leur participation » aux JO de Rio

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Selon la déclaration de l’Agence aux réfugiés des Nations Unies, ces migrants qui ont trouvé assistance en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg, au Kenya ou au Brésil, ont tous fui la persécution ou la violence dans leur pays.

C’est le cas du jeune nageur Yusra Mardini, l’athlète de 18 ans, s’est échappé de la Syrie en 2015. Il est arrivé en Turquie sur un bateau gonflable puis a débarqué sur l’île grecque de Lesbos. Avant d’arriver sur l’île, le moteur du bateau dans lequel était entassé une vingtaine de personnes, s’est arrêté près des côtes. Yusra Mardini a du traîner le bateau de longues heures sur la mer Egée, avec l’aide de sa belle-sœur. Ils étaient les seuls à savoir nager. Le réfugié syrien vit désormais à Berlin.

La judoka congolaise, Popole Misenga, est une sportive dans le groupe des migrants. La ressortissante du Congo vit au Brésil depuis 2013. La judoka a quitté son Pays, dit-elle, à cause « des années de sang ». Popole Misenga est orpheline de sa mère et de son frère, disparu en République Démocratique du Congo.

Aujourd’hui, même « s’ils n’ont pas de maison, pas d’équipe, pas de drapeau, pas d’hymne national », le Président du CIO Thomas Bach a déclaré dans un communiqué  (avant les Jeux),  que le Comité Olympique leur offrirait «une maison dans le village olympique parmi tous les athlètes du monde ». Thomas Bach a ajouté que « l’hymne olympique sera joué en leur honneur et le drapeau olympique les conduira dans le stade olympique ».

Dorothée Audibert-Champenois
Photo M&F